De l’or, la-bas, dans un méandre intérieur, dans un virage…

Ariège, Occitanie, 31 octobre 2020, le dernier jour de la saison d’orpaillage.

Bonjour les amis,

Merci pour vos nombreux messages, partages et commentaires, et aussi pour votre participation très active, et pour vos nombreux mails de questionnements et d’encouragements.

Cela contribue à ma motivation, et à poursuivre, loin des fâcheux…

Après avoir présenté les avantages d’étudier avec une grande assiduité les marmites, les failles et les rifles, mais aussi les touffes et les racines végétales sur le bedrock, il faut prendre en considération d’autres cas particuliers de configurations, dans le but de réaliser une prospection aurifère efficace.

Je souhaite dans cet article, vous faire part de mes expériences, en ce qui concerne mes recherches et mes prospections aurifères dans un cas particulier: le virage intérieur d’un méandre convexe d’une rivière.

Paradoxalement (ou pas!), il y a beaucoup à dire sur les méandres des cours d’eau!

Ayant trouvé un endroit fort intéressant, nommé site de prospection BA12, j’ai réalisé une trentaine de prélèvements et de lavages au pan américain, pour concentrer les particules lourdes et les sables noirs.

Ma méthode est de réaliser des échantillonnages successifs, et de compter les occurrences de paillettes et de grains d’or, exactement comme dans le film La Ballade de Buster Scruggs, un chef d’oeuvre cinématographique western, dont la scène de l’orpailleur est très réaliste. Je vous le recommande chaudement.

J’ai ensuite récupéré ces échantillons de sables noirs denses et fins, très métalliques, pour les ausculter et les observer tranquillement au microscope binoculaire optique, dans mon atelier.

Je suis ainsi parvenu à cartographier la zone méticuleusement, en faisant une étude quantitative des spécimens découverts, ce qui m’a permis de déterminer les endroits les plus propices.

La rédaction de cet article, est le fruit de plus d’une centaine d’heure d’un travail méticuleux et patient, qui a été étalé sur plusieurs semaines pendant la saison d’orpaillage 2020.

Article rédigé par: Vivien Laïlle – Téléphone: +33(0)695343545 – Mail: vivien.laille@gmail.com

La Ballade de Buster Scruggs – Ambiance de mort – Le 7ème Café
Extrait du film: La Ballade de Buster Scruggs (Gorge dorée). La scène de l’orpailleur, qui parle à tous les prospecteurs! 😀 Au fond de cette magnifique vallée ouverte et plate, des belles méandres ; voici un prospecteur heureux! La séquence est très réaliste. Je vous recommande ce film, qui est un chef d’oeuvre du genre western/aventure, avec d’excellents acteurs. Copyright Netflix.
La Ballade de Buster Scruggs – Ambiance de mort – Le 7ème Café
Je compte les paillettes et les grains d’or! et je note les emplacements! Il faut réaliser une approche quantitative, et établir une carte. Bon il est un peu âgé notre ami,… avoir un début de cataracte ne doit pas arranger les choses… il doit redoubler de vigilance, rester concentré, mais surtout avoir une paire de lunettes! La Ballade de Buster Scruggs – Copyright Netflix.

Ci-dessous: 2 séquences vidéo extraites du film La Ballade de Buster Scruggs. Copyright Netflix. Attention, Spoiler!

Ci-dessous: pour se mettre l’eau à la bouche, voici quelques beaux spécimens de grains d’or de dimensions millimétriques, découverts sur un placier, dans un virage intérieur d’un méandre, dans un contexte de rifles et de bedrock rocheux à failles.

Méandres et virages intérieurs convexes des rivières

Chercher de l’or dans un cours d’eau, c’est avant tout apprendre à savoir « lire la rivière« , il faut apprendre à observer en saisons sèches et en saisons des crues, les comportements des écoulements des eaux, mais aussi comprendre les bases de certains phénomènes physiques.

✏️ En résumé, les virages intérieurs convexes des méandres, et les bras morts de nos cours d’eau, sont des endroits à prospecter pour la recherche aurifère. Il en est de même pour les cours d’eau en tresses.

Les méandres des cours d’eau

Un méandre (attention nom masculin!) est une sinuosité très prononcée du cours d’un fleuve ou rivière, qui se produit naturellement lorsque le courant est suffisant pour éroder les berges en présence de matériaux plus résistants, d’embâcles ou de barrages de castors.

✏️ Pour les chercheurs d’or et les prospecteurs, les virages intérieurs convexes des méandres, sont souvent riches en dépôts de matériaux alluvionnaires, de graviers et de galets, et sont des configurations très intéressantes pour y faire de la prospection.

Ci-dessous: quelques vues aériennes de méandres, telles qu’on pourrait les observer dans la nature.

Le début de sinuosités naturelles est accentué par la force centrifuge qui exerce une pression sur la partie extérieure de la courbe.

Sa courbure est essentiellement due à une faible pente.

L’eau est un fluide et une force vive, qui aura toujours tendance à vouloir se déplacer en courbes, et en sinusoïdes, surtout si la pente est douce. L’eau n’aime pas les lignes rectilignes. Aussi, l’eau cherchera toujours à prendre le chemin le plus court. Cela est du à sa force centrifuge. Lorsque l’eau est obligée de traverser des méandres de rivière, elle aura tendance à éroder la partie concave externe, souvent abrupte, et inversement, à remplir d’alluvions, de graviers et de galets (dépôts de barre), la partie interne convexe, qui est souvent en pente douce (plages). Les matériaux érodés vont ainsi s’accumuler sur les dépôts de barre. L’eau finira, avec le temps, par creuser la morphologie générale du terrain, pour supprimer les méandres, et filer en ligne droite ; ce phénomène peut nécessiter des centaines, des milliers ou des millions d’années. Au bout d’un moment, l’eau transpercera les méandres, qui disparaitront, et l’eau formera une ligne droite, puis des nouvelles méandres, et ainsi de suite. Les méandres fossiles ou bras morts, vestiges de méandres, sont d’ailleurs de très bons placiers aurifères, et sont d’excellents gisements et dépôts d’or secondaires détritiques, appréciés par les prospecteurs dans le monde entier.
Cette illustration explique comment la variation de la vitesse de l’eau permet de créer une accumulation de matériaux alluvionnaires dans les virages intérieurs convexes des méandres de nos cours d’eau. Les zones de ralentissements, sont en général des bons endroits pour la prospection aurifère. Source photo: inconnue.

Ci-dessous: en vidéo, une expérience qui démontre la formation de méandres dans des sables, sur un plateau en pente douce. L’eau est une force vive, qui n’aime pas les lignes droites ; elle aura toujours tendance à créer des sinuosités, qui d’ailleurs sont impossibles à simuler en physique ou informatique. Il nous est impossible à ce jour de pouvoir anticiper et prédire vraiment les formes des méandres dans le temps, car cela dépend de trop de variables et de trop de facteurs.

Ci-dessous: une très belle explication de notre ami professeur Jamy, dans l’émission scientifique que vous connaissez tous, C’est pas sorcier, dans lequel il nous explique la formation des méandres et des bras morts.

La présence et la formation de méandres, est un moteur essentiel de l’érosion des berges et des affleurements de nos cours d’eau. C’est un agent majeur de la libération de particules d’or dans la nature emprisonné dans les affleurements et les terres. En effet, des matériaux vont être arrachés et érodés sur les versants externes concaves des méandres, et ils vont avoir tendance à s’accumuler et se déposer dans les versants intérieur convexes des méandres, parfois à de grandes distances. Ces processus hydro-géologiques et sédimentologiques, sont des atouts majeurs pour nous, les prospecteurs, car l’accumulation de matériaux dans les dépôts de barres, vont avoir tendance à accumuler et à concentrer les particules lourdes, créant ainsi des gisements d’or détritiques potentiels. La nature fait une bonne partie du travail à notre place. Il faut prendre en considération que les gros galets, gros rochers, et autres obstacles présents et accumulés dans les méandres convexes, vont laver les alluvions en période de crues ou bien naturellement, pour libérer les particules légères, qui vont partir, et vont conserver, accumuler les particules lourdes (sables noirs, or) ; exactement comme le feraient les rampes de lavage des prospecteurs, avec les moquettes et les créneaux. C’est le même principe.
La formation des méandres, bras morts et des tresses, dépendent de la largeur, de la profondeur du cours d’eau, et de la pente (inclinaison) de la plaine ou de la vallée. Le chenal est plus ou moins stable en fonction de ces paramètres.
Une représentation en 3D de la formation des méandres et des bras morts. Un prospecteur doit bien comprendre ces principes pour apprendre à lire la rivière correctement.
Un exemple de dépôt de barre dans un cours d’eau. Photo prise en été 2019.

Ci-dessous: des photos de dépôts de barre de méandres convexes, parties intérieures, de notre ami Jérôme Gemme, au Québec, en région Estrie-Beauce, là uniquement où l’ont trouve de l’or placérien. Copyright crédit photo: Jérôme Gemme. Merci pour ces partages! Bonjour à nos amis québécois!

Les paysages au Québec sont sauvages et magnifiques!
Les bras morts ou méandres fossiles

Un bras mort ou méandre fossile est la partie ancienne d’un ancien méandre ou d’une tresse qui ont été isolés d’un fleuve ou d’un delta. Certains peuvent avoir été formés il y a des centaines, des milliers ou des millions d’années.

✏️ Tout comme les virages intérieurs convexes des méandres, les bras morts ou méandres fossiles sont des endroits de prédilection pour les chercheurs d’or, car ils peuvent accéder très facilement à des alluvions ou des graviers aurifères ; il est donc important des les repérer, de les identifier et d’y réaliser des tests d’échantillonnages.

Dessin qui explique le principe de formation des méandres de nos rivières ou fleuves, dans la chronologie ; avec la formation des bras morts.

Ci-dessous: dans cette superbe vidéo en timelapse (accéléré), nous pouvons observer l’évolution et la formation de méandres d’un cours d’eau au fil du temps, et aussi apprécier la formation de bras morts (méandres fossiles). Une vidéo de démonstration vaut largement de longs discours.

Les timelapses de Google Earth

Google a développé très récemment une web application de timelapse, à partir de données de Google Earth ; c’est une compilation visuelle en accéléré d’une trentaine d’années de données.

Il procure l’avantage de pouvoir observer l’évolution du développement des activités humaines, et de la nature, sur toute la planète.

Vous pouvez visiter le service de Google Timelapse ici: https://earthengine.google.com/timelapse/

Nous les prospecteur, nous allons mettre à profit cet outil formidable, pour observer l’évolution des méandres au fil du temps et dans n’importe quel endroit du monde, et cela est un atout considérable.

Exemple: Méandres de Kosi River, Bihar, India

Exemple: Méandres de Iquitos, Pérou

Exemple: Méandres de Nowitna River, Alaska, États-Unis, affluent du Yukon

Selon son âge, la saison et le contexte météorologique ou climatique, un bras mort peut être encore mise en eau ou demeurer asséché, ou bien rester une zone humide.

Les bras-morts peuvent être à sec ou en eau, toute l’année ou périodiquement.

Ils sont parfois brutalement mais brièvement inondés lors des crues, ou au contraire se comportent comme des cours d’eau phréatiques (alimentés par la nappe), quand le substrat est perméable.

Un exemple de méandre fossile, ou bras mort, visible dans cette vue aérienne. Ces types d’endroits peuvent constituer de très bons dépôts et gisements aurifères, avec des bonnes concentrations de paillettes ou de grains d’or, et d’autres particules lourdes (sables noirs). Photo: Bjørn Ove Finseth / Wikipédia.

Sur le long terme, ils tendent à se combler, mais après un certain temps, et à plusieurs reprises, ils peuvent à nouveau être occupés par le fleuve au gré de ses errements et des ses crues.

Les processus d’érosion et de sédimentation y diffèrent fortement de ce qu’ils sont dans le cours d’eau originel.

Vue satellite de la rivière w:Songhua, à l’ouest d’Harbin, Nord-Est de la Chine. Nous obsevons ici des méandres, et des bras morts (méandres fossiles). Photo: NASA / Wikipédia.
Au fil du temps, il y a un phénomène de migration du méandre, de l’intérieur vers l’extérieur, très visible dans cette vue aérienne. La migration crée des canaux, qui auront tendance à se remplir d’alluvions, de glaises et de vase, et ils auront tendance à s’assécher. En cas de crues, ou en fonction de l’évolution du cours d’eau, ils peuvent aussi se remplir à nouveau.
La carte géologique du Mississippi, aux USA, en Amérique du Nord, illustre très bien la formation d’anciennes méandres qui se superposent au fil des temps géologiques. Ce sont des endroits rêvés pour les prospecteurs pour y réaliser des recherches et y faire quelques échantillons de pans! Il existe des configurations identiques dans d’autres rivières et fleuves, dans le monde entier. A vous de les rechercher et de les identifier!
Des méandres et des tresses…

D’un point de vue sédimentologique et géologique, il ne faut pas confondre les méandres de rivières ou de fleuves, et les tresses, ce sont 2 phénomènes différents, bien que similaires.

Un cours d’eau en tresses est un cours d’eau présentant de nombreux chenaux instables, formant des divisions ou connexions entre ces bras, dits anastomoses. Ces différents bras dessinent un réseau complexe et changeant rapidement de place, prenant une forme qui fait penser à une tresse d’où le nom.

✏️ Les cours d’eau en tresses sont aussi très intéressants pour nous les prospecteurs, pour la recherche aurifère, car ils constituent des zones de dépôts et d’accumulations d’alluvions, de graviers, de galets et de sables ; aussi nous pouvons considérer ces lieux comme des zones de ralentissements.

Vue aérienne des bras anastomosés de la rivière Waimakariri dans les plaines de Canterbury en Nouvelle-Zélande. Photo:  Greg O’Beirne / Wikipédia.

Entre les différents bras se dessinent des îles temporaires plus ou moins grandes constituées de sédiments arrachés aux montagnes et déposés lorsque la pente devient plus faible, soit dans une plaine de piémont.

Parce que très instables, les bords d’une rivière en tresse, s’ils sont occupés par des activités humaines, demandent une gestion adaptée.

a/ une rivière en tresses. b/ une rivière à méandres. Les 2 phénomènes hydro-géologiques se ressemblent et sont pour les prospecteurs des lieux privilégiés pour y faire des recherches pour de l’or.

Lorsqu’un torrent naît dans un massif montagneux relativement jeune d’un point de vue géologique, l’érosion fluviale est en général importante et, associée aux fortes pentes, permet la mobilisation et le transport de matériaux de différentes tailles allant du rocher aux argiles.

Lorsque le torrent débouche brusquement dans une région où la pente est plus faible comme un plateau ou une plaine de piémont, l’énergie fournie par le courant n’est plus suffisante pour transporter la plupart des matériaux charriés qui se déposent alors en grande quantité dans le lit du cours d’eau.

Ce dernier est alors entravé par d’importantes masses de débris rocheux et caillouteux qui forment de nombreuses îles de galets et de graviers, des bancs de sable,… entre les différents bras du cours d’eau formés pour contourner ces îles et bancs.

Ces îles ne sont pas statiques et sont érodées, s’agrandissent, se déplacent dans le lit en donnant un aspect changeant au cours d’eau.

Le concept de la goldline (la ligne de l’or)

Un peu de physique…

L’or est lourd, pesant, c’est un « gros fainéant’, il se déplace difficilement, et surtout, il a tendance à se déplacer en ligne droite, c’est ce que les prospecteurs nomment « la ligne de l’or », la fameuse « goldline« .

Je ne suis pas particulièrement un adepte de la doctrine de la goldline, car en réalité, c’est bien plus compliqué que cela, en effet, la nature est bien plus subtile, complexe et surprenante qu’il n’y parait, et surtout la morphologie des cours d’eau et les comportements des flux des eaux ne permettent pas toujours de simplifier à ce point ce concept.

✏️ Ce qu’il faut retenir, c’est que l’or va tendre à s’accumuler dans les virages convexes intérieur des méandres, plus précisément dans les dépôts sédimentaires alluvionnaires que l’on nomme aussi dépôts de barres, riches en galets, graviers, et sables, qui vont jouer des rôles de concentrateurs de particules lourdes, dont les sables noirs et l’or.

Dans le jargon des prospecteurs, la ligne imaginaire reliant les dépôts de barre est la goldline.

Cependant, au sein même d’un dépôt de barre, il peut y avoir plusieurs goldlines d’âges et d’anciennetés différentes, qui sont d’autant d’accumulations ou de gisements liés à l’histoire et aux événements accumulés par la rivière au fil du temps.

Ce terme a en fait un double sens…

Sur ce croquis, modélisant de manière simplifiée une méandre de rivière, les zones hachurées représentent les endroits potentiellement les plus propices pour y trouver des particules lourdes et de l’or. Comme le méandre évolue au fil du temps, le canal aura tendance à migrer, donc il n’est pas forcément nécessaire de rechercher directement sur la plage, vous pouvez très bien trouver de l’or plus dans les terres à plusieurs mètres du cours d’eau. Pour savoir cela sur le terrain, il faut quantifier et compter les paillettes et grains d’or dans les échantillons prélevés, au fond du pan. Cela vous permettra de déterminer les meilleurs zones pour y réaliser des recherches plus approfondies. Procéder ainsi évite d’utiliser inutilement, dès le départ, les rampes de lavage et les sluices… et de défoncer une zone pour rien… Et surtout, on le dit et on le répète, rebouchez vos trous et ne laissez aucun signe de votre passage!!!
Recherchez de l’or dans les virages intérieurs, derrière de gros rochers ou d’autres rifles naturels. Les virages intérieurs de la rivière ralentissent l’eau et l’or tombe. Les gros rochers créent également une chute de pression derrière l’obstacle. La goldline est matérialisée ici par le tracé rouge, le sens d’écoulement de l’eau de haut en bas. Les particules d’or auront tendance à toujours voyager en ligne droite, le plus possible. Il peut y avoir d’autres représentations, mais en ce qui me concerne, je préfère le modéliser ainsi, car je pense que cela représente mieux la réalité sur le terrain. Très souvent, la première chose que je fait, c’est de trouver et d’observer les alignements possibles sur le site de prospection. Les photos aériennes, les drônes peuvent aussi être des atouts, pour observer cela sous un angle plus vaste que le niveau du sol.
Un ruisseau alluvial essaye de redresser les courbes lors des crues, lorsque l’or se déplace. Ainsi de l’or grossier se dépose et s’accumule dans et sous les gros graviers et dans les rifles ; et l’or fin se dépose et s’accumule du côté amont et tout le long des méandres ou dans les dépôts de barre, associé à des sédiments les plus fins. Les zones d’érosions à l’extérieur des virages de méandres (zones concaves), où l’eau accélère suffisamment pour ramasser les plus petites particules de roche et d’or pendant les crues, pour les déposer sur le côté du dépôt de barre de pointe en aval. Dépôt de barres à l’intérieur d’un méandre dans lequel des graviers plus fins et de l’or fin se déposent ici pendant des crues.
Ici 3 dépôts de barre de méandres successives, alignées, sous la forme d’une ligne droite imaginaire, que l’on nomme la goldline. Photo prise en été 2019.
Comment repérer les méandres et les bras morts?

Les prospecteurs disposent d’outils fiables pour identifier et rechercher des lieux avec des virages de méandres intérieures, des bras morts ou des tresses, je vais vous les présenter dans ce chapitre.

En même temps, c’est le bon moment pour expliquer aux jeunes prospecteurs et aux néophytes curieux, comment les prospecteurs et chercheurs d’or travaillent et s’y prennent concrètement.

En effet, beaucoup se découragent, et ne vont pas non plus dans le fond des choses, car il faut faire beaucoup de recherches, de tests, d’échantillonnages, et d’approfondissements pour identifier des endroits notables positifs à l’or.

✏️ Cela commence chez vous, sur internet, dans les livres, dans les archives ou les bibliothèques… les vidéos ne suffisent pas, il faut lire,… et lire beaucoup, sans modération!

✏️ La prospection aurifère, c’est 50% de recherches historiques, littéraires, cartographiques, toponymiques, archéologiques, et 50% de recherches sur le terrains, avec des échantillonnages multiples, et de nombreux essais parfois négatifs.

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✏️ Astuces de chercheurs d’or et de prospecteurs

Méthodologie de travail et conseils:

  1. La première étape, c’est de faire des recherches dans la littérature, les publications anciennes, les archives, les articles de presse, les partages d’autres prospecteurs, mais aussi de demander aux anciens, aux habitants du coin des informations utiles. Intéressez-vous aussi aux légendes, histoires et rumeurs locales, qui très souvent peuvent être basés sur des faits réels.
  2. Ensuite, deuxième étape, vous devez apprendre les significations des toponymes, apprendre à les lire à les identifier, vous familiariser avec les hydronymes, toponymes, c’est à dire les noms des rivières, fleuves, lieu dits, villes, et villages… car très souvent leurs origines et histoires reflètent la réalité.
  3. Troisième étape: décortiquer les rapports du BRGM et géologiques de votre localité, pour identifier les roches, les minéraux notables de votre contrée ou des lieux étudiés, et surtout, apprendre à les identifier et à les reconnaître. Ce sont des mines d’informations à privilégier car de nombreux géologues et scientifiques ont réalisé des études avant vous, pas forcément pour de l’or! Il faut vous intéresser aux anciennes exploitations minières, anciens gisements métallifères, les repérer, les cartographier. Vous devrez aussi vous familiariser avec la lecture de cartes géologiques et apprendre à les interpréter avec les contextes des temps géologiques. Il faut vous éduquer à identifier les indices géologiques, interpréter certains signes utiles pour la prospection aurifères.
  4. Faites des repérages et prenez des photos, faites des vidéos, de différents sites intéressants et prometteurs. Visitez les lieux plusieurs fois, et observez les comportement des flux des eaux, en périodes de crues et de vives eaux, mais aussi en périodes sèches estivales.
  5. Les observations sur le terrains sont primordiales: repérez les bedrock, les marmites, les failles…
  6. Avant de sortir les rampes de lavages et autres sluices, procédez à de nombreux échantillonnages par des lavages au pans, pour quantifier les grains et les paillettes d’or et le spécimens découverts.
  7. Il faut être patient, opiniâtre et ne rien lâcher, il faut persévérer et ne jamais vous décourager. Ne perdez jamais de vue qu’un échantillon négatif a autant d’importance qu’un échantillon positif.

TOUTES CES INFORMATIONS DOIVENT ÊTRE REGROUPEES ET FIGURER SUR UNE CARTE (la Carte aux Trésors!) ; moi j’utilise par exemple Google Earth. Cela peut prendre des années…

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Les méandres sont facilement repérables grâce à des applications ou des services web de géolocalisation et de cartographie (ou de vues satellites), comme par exemple:

Ci-dessous: des exemples de méandres, bras morts et tresses, telles qu’il est possible de les observer dans une application de cartographie et d’imageries satellitaires.

Exemples de méandres, de bras morts et de tresses, tels que nous pouvons les observer sur Google Earth.

Vous avez de la chance, la plupart de ces solutions sont gratuites et facilement accessibles.

Privilégiez les méandres convexes à bedrock plutôt que les frayères!

En tant que prospecteurs, apprenez à faire des recherches dans les virages de méandres internes convexes des cours d’eau, présentant du bebdrock, des failles et des interstices.

Dans les virages convexes de méandres, recherchez plutôt dans ces types de configurations, avec du bedrock rocheux visible et accessible…

Plutôt que de travailler sur des dépôts de barre à galets, qui sont des frayères à poissons: durant les mois d’octobre à mai, ce sont des lieux de reproduction pour les truites et autres poissons de nos rivières…

Un exemple de plage à galets, un dépôt de barre dans un virage convexe d’une méandre d’une rivière. Ces types d’endroits doivent être protégés, et il faut évitez d’y prospecter, car ce sont des frayères à poissons. Ce sont des endroits où les poissons se reproduisent particulièrement pendant les périodes de frais (truites, saumon, carpes, brochets,..). Ils y déposent leurs oeufs entre les galets pendant les montées des eaux (fonte des neiges), pendant les périodes de la fin d’octobre jusqu’à fin du mois de mai. En tant que prospecteurs, vous devez éviter ces genres d’endroits délicats, et ce ne sont pas souvent les zones les plus intéressantes et propices. Surtout, vous avez l’obligation de reboucher vos trous, et de remettre le site en état. Ne laissez aucune trace de votre passage. Prenez soin des lieux où vous réalisez vos recherches, pratiquez un orpaillage responsable! Photos prises en été 2019.

✏️ Chercher sur les zones à bedrock rocheux évite d’entamer et de détériorer les berges, les frayères et les affleurements de nos rivières, souvent riches en végétations, animaux et biotopes, qu’il faut protéger et préserver au maximum.

Etudes et prospections: le cas concret du site BA12

Le site BA12, est un endroit très intéressant, lui même décomposé en plusieurs parties ; il est situé entre Saint Girons, et Salies du Salat, dans la zone de prospection autorisée en Ariège.

La configuration du site de prospection

Le site est décomposé en plusieurs parties et il est situé dans une méandre intérieure convexe d’un méandre, sur une cinquantaine de mètre de longueur.

J’ai pu repérer ainsi:

  • Un mini placier, une toute petite plage de graviers et de galets, posé sur du bedrock, et entouré de gros galets, avec la présence d’objets en fer rouillé, et aussi de petits plombs de pêche,
  • Une étude sur un échantillon de mousses et de racines, sur bedrock rocheux,
  • Des sables noirs posés dans des creux et aspérités du bedrock rocheux,
  • Des prélèvements dans des feuilles de rifles d’ardoises altérées et oxydées , en décomposition, et riches en glaises et en substrats collants,
  • Des tests dans une zone à bedrock étendue d’une vingtaine de mètres de longueur et de 2 à 3.5 m de largeur, situé a la zone la plus en amont de la courbe convexe de la méandre,
  • Dans les interstices, creux, failles de blocs rocheux dans le bedrock.

Tous ces prélèvements situés le long de la ligne imaginaire de la goldline, ont été positifs à l’or, avec une dizaine à une trentaine de spécimens de paillettes ou de gains d’or fin, donc certain de dimensions millimétriques.

Un mini placier avec des objets en fer rouillés et du plomb

Cet endroit est situé presque pile au milieu de la courbure du méandre intérieur convexe, mais ce qui a motivé mon choix d’y réaliser quelques pans ici: la présence d’objets en fer rouillés, posés sur ce qui ressemble à un petit placier, une mini plage de graviers et de galets d’environ 1.5 m de longueur, sur 50 cm de largeur.

Voici l’endroit où j’ai réalisé mes premiers échantillons et prélèvement. Suivant mes instincts, et observant les objets en fer rouillés, j’ai réalisé ici sous l’objet en fer une dizaine de pans, tous positifs et avec plusieurs occurrences. Ce lieu est situé à 2 m mètres du milieu de la courbure du méandre, un peu en aval.

Au fond du pan, j’y ai trouvé des petits plombs de chasse et de pêches, mais aussi petites particules de fer métalliques.

Les résultats on donné la présence de belles paillettes et grains d ‘or de dimensions millimétriques.

Je considère cet endroit comme riche et très positif à l’or, après comptage des spécimens.

Mousses et grosses touffes de racines végétales

Au dessus de l’emplacement précédent, à 1 m au dessus du niveau du cours d’eau (en été), un autre emplacement, qui est recouvert d’eau pendant les périodes de crues.

Posées sur le bedrock rocheux, présence d’épaisses touffes de mousses et de racines végétales, dans lesquelles j’ai procédé au lavage de 4 pans successifs, mais concentrés en un point précis, pour ne pas m’étaler, et ce jusqu’au bedrock.

En effet, je ne voulais pas entamer l’affleurement et la berge, j’y ai donc réalisé un prélèvement chirurgical.

J’y ai trouvé beaucoup de sables noirs métalliques denses et très fins.

Dans cet endroit, les paillettes et les grains d’or étaient plutôt petits et fins.

Même i j’y ai trouvé de l’or, je ne considère pas que c’est l’endroit où j’en ai trouvé le plus.

Des sables noirs, posés à même le bedrock rocheux

Le bedrock disposant d’interstices et de creux, de crevasses, et aussi d’une moquette de mousses, cette configuration ressemble à un sluice ou à une rampe de lavage naturel.

Je souhaite aussi signaler qu’il se situe dans un écoulement d’eaux de pluvial, en provenance de la berge et de l’affleurement au dessus.

J’ai donc récupéré des alluvions et du ssubstrat, pour les laver au pan américain, et j’ai concentré les sables noirs, pour les récupérer dans des flacons d’analyses d’urine.

Là encore, les sables noirs étaient très denses et en quantité.

J’ai lavé 2 ou 3 prélèvements au pan américain, puis récupéré les sables noirs pour les ausculter à mon atelier.

J’y ai trouvé des paillettes et des grains d’or fin, dont quelques unes de dimensions millimétriques.

Dans les rifles des feuilles d’ardoises en décomposition

Sur le bedrock, un par-terre de feuilles de rifles d’ardoises, en décomposition, et prêtes à se détacher ; entre les feuilles beaucoup de glaises noires, brunes et très collantes.

En lavant les feuilles d’ardoises méticuleusement, et après un débourbage intense des glaises, j’ai récupéré les concentrés de sables noirs.

Il y avait moins de sables noir que précédemment, cependant, j’y ai trouvé quelques spécimens d’or fin, des grains aussi, dont certaines de dimensions millimétriques.

Les rifles des ardoises et des schistes sont des très bon pièges à particules lourdes, dont l’or, exactement comme dans les rampes de lavages ou les sluices.

Je souhaite préciser que les feuilles se détachaient très facilement, celles-ci étaient très oxydées, très érodées, et tendaient à se réduire en poudre et en particules plus petites ; elles s’enlevaient à la main très facilement sans forcer.

Il y avait beaucoup de glaises et de substrats très collants.

Un zone de bedrock d’une vingtaine de mètres de long

Le début du méandre en amont, est composé d’un grand plateau de bedrock rocheux, d’environ 20 m de long sur 2 à 3 m de largeur, sur lequel repose des gravier et galets mais aussi quelques gros rochers.

J’ai procédé à quelques prélèvements en ce lieux, dans des substrat posés sur le bedrock et dans des creux (pas très profonds), mais je n’ai pas trouvé grand chose de flagrant.

Peut être que je n’étais pas assez concentré à mes affaires ce jour là…?

A moins que, comme c’est le début de la zone de la méandre, sans doute que ce n’est pas un endroit de forte concentration?

Je compte réaliser d’autres essais en cet endroit, pour affiner.

Les tests réalisés ici furent des échecs, rien de tangible.

Dans les interstices, creux, failles de blocs rocheux dans le bedrock

Pourtant, quelques mètres en aval, tout est différent!

La zone présente un bedrock de roches différentes, comme des énormes dalles, et là j’ai trouvé des belles paillettes et grains d’or, dont certaines de dimensions millimétriques!

Comme quoi, cela se joue parfois à très peu de choses…

Pour bien faire, j’ai curé les failles, interstices et crevasses entre les blocs, pour récolter les subtrats, les glaises et les alluvions.

Une fois lavé au pan, j’ai réussi à isoler quelques belles paillettes et grains d’or.

Matériel utilisé

Pour réaliser mes travaux d’échantillonnages et de tests de prospection aurifère, j’ai utilisé le matériel suivant:

  • 1 pan américain classique, propre et lavé,
  • 1 petite serfouette,
  • 1 sceau,
  • 1 marteau de géologue,
  • des gants,
  • des flacons aspirants en plastique avec pipette,
  • des flacons d’analyses d’urine, pour récolter les concentrés et les sables noirs,
  • 1 mini pan lavé,
  • des pipettes propres et lavées, 
  • des flacons de tubes à essais en plastique propres,
  • 1 microscope binoculaire,
  • 1 GPS Garmin ETREX 32x pour faire des relevés de géolocalisation.
Méthodologie de travail

J’ai identifier plusieurs endroits différents et intéressants, essentiellement au dessus du niveau de l’eau de la rivière, en milieu sec. Je sais que les parties sont immergées pendant les saisons de fortes montées des eaux ou pendant les crues, car j’y avait réalisé préalablement quelques observations.

J’ai réalisé un plan, une carte à la main, dans un carnet, pour synthétiser et schématiser le site de prospection. J’ai aussi identifié un point de repère de référence, autour duquel je gravite pour faire mes tests.

Ensuite, j’ai procédé à des relevés GPS, avec un Garmin, du même type que ceux utilisés pour les randonnées, c’est un outil précieux et essentiel pour pouvoir travailler correctement.

Pour chaque endroit, j’ai réalisé diverses photos, que j’ai classé et annoté, et j’ai aussi réalisé des vidéos avec mon smartphone.

A chaque fois, que j’ai réalisé un prélèvement d’échantillon, j’ai effectué un relevé GPS, je prends en général 2 à 4 relevés, pour faire une moyenne, et surtout, j’ai pris soin de bien noter les références et numéros d’échantillons, et la date.

En ce qui concerne les prélèvements, j’ai réalisé au minimum 2 pans par endroit, jusqu’à 6 pans selon la nature des graviers et des alluvions, et aussi en fonction du temps disponible.

J’ai ensuite lavé les graviers et les alluvions pour en concentrer les particules lourdes, ce qui m’a permis d’obtenir des sables noirs denses et fins, que j’ai récolté avec des flacons pipettes.

Je notais à chaque fois les informations sur les flacons, avec la date, le numérotage, un descriptif, pour pouvoir les reclasser et les ausculter à mon atelier ultérieurement au microscope.

Les observations au microscope, m’ont donné la possibilité d’isoler les paillettes et les grains d’or, pour récolter les spécimens et les mettre dans une éprouvette propre.

Je suis parvenu à les photographier méticuleusement et individuellement, afin de pouvoir les quantifier, et surtout pour en observer les formes et les dimensions.

L’interprétation des formes et des couleurs des paillettes et des grains d’or est primordial, car cela permet de connaitre l’histoire et l’origine ; ce sont des données très utiles.

L’ensemble des données ont été classées, notées, regroupées, et j’ai ensuite réalisé une carte de prospection sur le logiciel Google Earth, synthèse de l’ensemble des résultats de mes échantillons.

J’ai tendance à consciencieusement noter, répertorier, documenter mes recherches afin de pouvoir y revenir plus tard, parfois plusieurs mois ou années après, cela prend du temps et représente beaucoup de données, mais cela en vaut la peine ; c’est aussi une manière de pérenniser mes investigations et d’en prouver la véracité.

Résultats obtenus

Je vous présente ci-après des photographies de paillettes et de grains d’or que j’ai découvert dans le bedrock du site de prospection BA12.

Regardez comme la nature est belle, et comme elle réalise de belles choses!…

Je vous présente ci-après une partie de mes découvertes.

Conclusions

Comme nous avons pu voir dans cet article, vous savez maintenant comment se forment les méandres des rivières et des cours d’eau, mais aussi les bras morts et les tresses.

Pour les prospecteurs et les chercheurs d’or, les courbes internes convexes des méandres, les bras morts et les tresses sont tous des endroits de prédilection à étudier dans le cadre de la prospection aurifère.

Pour cela, il faut faire des repérages, étudier les cartes, des photos aériennes ou des vues satellites pour les localiser, dans le but d’organiser et de planifier des recherches futures.

Il est préférable de prospecter en priorité dans les zones de méandres intérieures convexes présentant du bedrock rocheux, plutôt que d’étudier les plages à galets et à graviers, qui sont souvent des milieux sensibles ; ce sont souvent des frayères à poissons pendant les saisons de reproductions (truites, saumons,…).

Je vous partage mes retours d’expériences par l’étude du site de prospection BA12, dans lequel j’y ai réalisé quelques tests d’échantillonnages et lavages au pan, afin de déterminer les endroits les plus propices à l’or.

Mes conclusions sont les suivantes: les substrats dans les failles, interstices, et aspérités dans le bedrock, les glaises entre les rifles des feuilles d’ardoises, les espaces remplis d’alluvions entre de gros bloc de rochers sur du bedrock sont les meilleurs endroits.

Il est possible de trouver des beaux spécimens de grains et de paillettes d’or, de dimensions millimétriques.

Références

Web
Thèses
  • Placer Gold Microchemical Characterization And Shape Analysis, Applied As An Exploration Tool In Western Yukon, écrit par Timothy Michael Wrighton, B.Sc., The University of Leeds, 2009, disponible en PDF ici.
  • Gold in Placer Deposits, U.S. GEOLOGICAL SURVEY BULLETIN 1857-G, Gold Placers By Warren YEEND and Daniel R. SHAWE ; Gold Deposits in the Virginia City-Alder Gulch District, Montana By Daniel R. SHAWE and Kenneth L. WIER, disponible en PDF ici.
  • Placer Gold Microchemical Characterization And Shape Analysis Applied As An Exploration Tool In Western Yukon (Caractérisation microchimique et analyse des formes de l’or utilisée comme outil d’exploration dans l’ouest du Yukon), du chercheur Timothy Michael Wrighton et datant de 2009, en langue anglaise, un document qui m’a aussi inspiré pour la rédaction de cet article. Lien ici.
  • CLASSIFICATION AND INTERPRETATION OF THE SHAPES AND SURFACE TEXTURES OF GQLD GRAINS FROM TILL (Classification et interpetation des formes et des textures des grains d’or provenant du till),du chercheur canadien R.N.W. DILABIO, en langue anglaise. Lien en PDF ici
  • Gold Mineralization de la Alexandria University Faculty of Science Geology Department, disponible ci-après, m’a aussi beaucoup inspiré pour cet article, je vous en recommande la lecture attentive ici.
Livres

Orpaillage et géologie:

  • Je vous recommande chaudement tous les livres du spécialiste et prospecteur italien Matteo Oberto, qui sont des références dans le domaine de la recherche aurifère, ce sont des ouvrages de très grande qualité! Vous pourrez tous les trouver ici, en langue anglaise ou italienne.
  • Le livre sur l’orpaillage de P. PROUST, datant de 1920, intitulé Prospection, gisements, extraction de l’or, des éditions Gauthier-Villars et Cie. Livre disponible ici.
  • Le livre français édité par le BRGM et écrit par Christian GUIOLLARD, et intitulé le Guide pratique du chercheur d’or en France, cet ouvrage est une référence. Il y a un large chapitre de cours sur l’or alluvionnaire. Je vous recommande tous les livres de cet auteur qui est aussi historien des mines d’or française. Livre disponible à l’achat sur le site de la Fnac.
  • Handbook of gold exploration and evaluation, écrit par Heoin H. Macdonald, disponible en PDF ici:
  • L’excellent guide Larousse intitulé Quelle est cette roche? de l’auteur Tom JACKSON. Disponible ici.
  • Roches et minéraux, des éditions SAEP, écrit par Hervé Jacquemin et Hervé Sider. Disponible ici.
  • Le livre intitulé Rock Identification Field Guide, de Patrick Nurre, des éditions Northwest Treasures Geology, publié en 2013. Disponible ici.
  • Un second livre de Patrick Nurre, intitulé Rock Identification Made Easy, des éditions Northwest Treasures Geology en 2014. Disponible ici.

Histoire & archéologie (Ariège):

  • Premier mémoire sur l’or retiré de l’Ariège, de DIETRICH (DE) Baron, des éditions Lacour Rediviva. Disponible ici.
  • Ariège – Pyrénées MUSSY (M.), 1864 – Gîtes métalliques du Saint-Gironnais, Pages 80, 81, 82,83, disponible ici.
  • Les ressources minérales de l’Ariège de M. MUSSY, 1ère et 2ème partie, disponibles ici et ici.
  • Au Pays des Hommes et du Fer, le livre intitulé Richesses et exploitations minières en Ariège, Tome 1 et Tome 2, du géologue Henri TABARANT. Il sont devenus introuvables.
  • Etudes historiques sur l’ancien pays de Foix et le Couserans, de Adolphe GARRIGOU, 1856, des éditions Lacour Rediviva. Disponible ici.
  • Etudes historiques sur l’ancien pays de Foix et le Couserans limites de l’ancienne Aquitaine et de la Province Romaine du temps de Jules César, de Adolphe GARRIGOU, 1856, des éditions Lacour Rediviva. Disponible ici.
  • Vallées ariégeoises avant l’invasion romaine, de Adolphe GARRIGOU, 1856, des éditions Lacour Rediviva. Disponible ici.
  • Préhistoire ariégeoise, d’Adelin MOULIS, 1936, des éditions Lacour Rediviva. Disponible ici.
  • Le gisement et le traitement direct des minerais de fer dans les Pyrénées & l’Ariège (Ed 1843), Hachette Livre, BNF, de Jules François. 
  • La mine de cuivre gallo-romaine du Goutil, à Labastide-de-Sérou (Ariège), par Jean-Emmanuel GUILBAUT, écrit en 1981. Disponible ici.
  • Le troglodytisme médiéval en haute vallée de l’Ariège: occupation et utilisations des porches des grottes, par Florence GUILLOT associée CNRS Traces-Terrae, publication proposée à l’Archéologie du Midi Médiéval. Disponible ici.
Vidéos
  • Une vidéo de mon ami, Athos Hellgoth, dont je respecte considérablement pour son travail d’une grande qualité et diversité, un prospecteur Breton, très passionné, que je vous recommande, et qui partage tellement d’infos utiles! Pour qui peut voir! Une vidéo dans laquelle il réalise quelques recherches dans un dépôt de barre. Vidéo ici: https://youtu.be/KnL1bkXiCVU
  • Les dépôts de barre sont des endroits essentiels, pour y réaliser des recherches et des prospections aurifères. Je vous présente une autre vidéo de mon ami Athos Hellgoth, si généreux dans ses partages. Vidéo disponible ici, que je vous recommande: https://youtu.be/TzkGVtH5Z0Y
  • Réaliser des recherches dans des racines (miner moss naturel), dans un méandre intérieur convexe de cours d’eau, peut être bénéfique. C’est le cas dans cette vidéo du prospecteur breton Athos Hellgoth, qui présente des recherches intéressantes. Vidéo disponible ici: https://youtu.be/mpIWNQ4XyoM
* Qui cherche trouve!

NB. Pour des raisons évidentes de préservation des lieux sauvages et des biotopes, je ne divulguerai pas les localisations précises de mes recherches. Car je tiens à conserver en l’état et à l’abris des curieux, des touristes, des fâcheux, de vénaux ou des mercantiles ces endroits magnifiques et magiques.

Si vous orpaillez, rebouchez vos trous! Ne laissez aucune trace visible de votre passage!

Copyright Vivien Laïlle, Copyright Goldsnoop.com, mars 2021, droits réservés.

Crédits photos: Vivien Laïlle & Jérôme Gemme, mars 2021, droits réservés.

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