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Techniques & conseilsTechniques d'orpaillage

Tutoriel orpaillage : technique de lavage manuel à la rampe/sluice, sans pompe et sans courant

Bonjour à tous mes amis ! J’espère que vous allez bien, que vous avez la santé ! Ne lâchez rien !

Dans cette nouvelle publication, je souhaite vous partager un tutoriel sur une technique d’orpaillage et de prospection aurifère, que j’ai découverte et appliquée récemment, qui permet de laver des substrats aurifères grâce à une rampe de lavage (sluice), sans pompe et sans courant d’eau, au bord de la rivière.

A la base, je l’avoue, je ne suis pas un inconditionnel de la rampe de lavage ou du sluice, à la base je préfère le lavage au pan. Pourquoi ? Parce que les pans ne sont pas lourds à transporter avec un seau, et aussi parce que les teneurs aurifères peuvent varier considérablement en un lieu de prospection aurifère. Donc à la base, je ne suis pas un grand fan du lavage à la rampe.

Cependant, comme je souhaite être ouvert d’esprit, et comme je désire connaître différentes techniques de lavage des substrats aurifères et de concentration des sables noirs, j’ai voulu essayer moi-même.

Je vous présente, via ce tutoriel d’orpaillage sur une technique manuelle de lavage à la rampe ou au sluice au bord de la rivière, un reportage réalisé pendant une session de prospection aurifère, effectuée un après midi d’été, avec mes amis prospecteurs.

C’est mon ami Or Sud, dont sa chaîne Youtube est ici, qui m’a appris cette technique de lavage lors d’une session de prospection aurifère, et qui m’a conseillé et guidé à ce sujet, m’apportant un maximum de partages de ses connaissances et de ses expériences. Je souhaite sincèrement lui rendre hommage et le remercier pour sa générosité, pour sa bienveillance. C’est une très bonne personne que je respecte beaucoup. Il a réussi à me convaincre de tester cette méthode particulière. Il a le mérite aussi de me faire reconsidérer mes pratiques d’orpaillage, car j’aime apprendre des nouvelles choses, des nouvelles techniques, des nouvelles méthodes.

Pour les fâcheux, les jaloux, les tatillons, et les trop ambitieux, je souhaite rappeler que l’orpaillage et la prospection aurifère ne sont pour nous que des hobbies, des passions, un sport, un art ; cette activité pratiquée en amateur ou autodidacte n’est pas rentable du tout et ne permet pas de s’enrichir personnellement. Cela demande trop de temps, d’efforts physiques ; et puis après tout, la richesse est ailleurs ! Ce n’est pas une compétition. Aussi, je n’ai pas la science infuse, je partage seulement mes expériences personnelles, et tout est perfectible.

En tant que votre humble et dévoué serviteur, mes amis, j’espère que cet article vous sera surtout utile et profitable, dans le cadre de vos futures aventures et recherches pour l’or. N’oubliez pas de développer votre style, vos outils, vos méthodes, car la prospection aurifère est un art ouvert basé sur l’expérimentation, la logique et auto-apprentissage.

Auteur : Vivien LAÏLLE – Mail : vivien.laille@gmail.com – Téléphone : +33 6 95 34 35 45

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2 systèmes de rampes de lavage, ou sluices sont disposés par 2 prospecteurs en pente douce, lors d’une session de lavage de substrats aurifères. Pour ce travail, nous n’utilisons pas de pompes électriques, ni de pompes manuelles, ni de courant de l’eau (il n’y en a pas !). La technique que je vais vous présenter ci-dessous n’utilise pas de pompe électrique ni manuelle et elle a l’avantage de ne pas dépendre d’un courant d’eau dans la rivière.

Introduction : lavage à la rampe/sluice en orpaillage

Les rampes de lavage ou les sluices sont des outils complémentaires utiles et parfois indispensables pour les orpailleurs et les prospecteurs d’or, dans le but de récolter avec efficience des grains et des particules d’or.

J’insiste sur le fait que leurs usages sont complémentaires à la récolte d’or via des pans américains ; les rampes doivent être déployées que si cela est justifié par l’analyse de la réalité du terrain et du substrat aurifère ; et cela dépend aussi de vos objectifs finaux et de vos attentes.

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Photo générale présentant un exemple de configuration et de disposition d’une rampe de lavage inclinée, et montrant aussi l’ensemble du matériel nécessaire à cette tâche. Plusieurs seaux sont nécessaire, ainsi que plusieurs pans, une petite pelle, une grande pelle, un tamis de maillage 1 cm. Pour les pans, vous pouvez utiliser par exemple la marque GARRETT CLASSIC, GARRETT GOLD TRAP, ou MINERLAB.

Rappel ! Usage de la rampe de lavage ou sluice… quelques mise au points sont nécessaires :

  • Tout d’abord, l’usage des rampes de lavages et des sluices, leurs dimensions, sont soumises à une législation ; cela est variable en fonction des départements en France. En général, il faut préciser cela lors de votre demande d’autorisation d’orpaillage, en le précisant dans la liste du matériel d’orpaillage utilisé. La longueur et la largeur des rampes sont limitées, et en général 1 rampe par personne est autorisée.
  • Ensuite, beaucoup de prospecteurs débutants me posent la question : « Est ce que l’utilisation d’une rampe de lavage est nécessaire pour commencer à ramasser de l’or ? » La réponse est bien sur que NON ! Un pan et un seau sont largement suffisant. Ce n’est pas parce que vous aurez un sluice que vous ramasserez plus d’or. Pourquoi ? Parce ce que vous devez d’abord savoir où chercher pour ensuite comprendre comment chercher, et définir la bonne méthode de prospection idéale et adaptée à utiliser.
  • En France, l’usage de pompes électriques/thermiques et des dragues, pour les lavages des substrats aurifères est interdit ou soumis à une stricte législation. Il est possible d’utiliser des pompes manuelles, ou bien le courant naturel de l’eau (s’il y en a), ou encore de l’huile de coude pour les plus sportifs.
  • Dans la réalité de la prospection aurifère et du terrain, l’usage d’un sluice ou d’une rampe de lavage n’est pertinente est justifiée que si, et seulement si, la zone de prospection, précisément définie, est dotée d’une excellente concentration en grains et en paillettes d’or. Il n’est pas recommandé de sortir une rampe n’importe où et systématiquement, sans avoir effectué préalablement des tests d’échantillonnages et de quantifications au pan. Il faut de la patience, de la précision, de la rigueur.
  • Il faut bien garder à l’esprit que les teneurs en or sont très variables dans un espace et un volume défini, d’une couche à l’autre, et cela à quelques dizaines de centimètre près (en profondeur ou en latéralité). Il est donc nécessaire de réaliser régulièrement des tests quantitatifs au fur et à mesure de la progression du travail sur le site de prospection, par des lavages de vérifications au pan. Cela évite de laver du substrat pour rien et de ménager vos efforts (physiques).
  • Contrairement à ce que font croire les vendeurs de sluice parfois peu scrupuleux et mercantiles (c’est du business), il faut utiliser une rampe de lavage uniquement si sont usage est justifié par des arguments solides après analyses et études quantitatives d’échantillons lavés au pan américain. Il ne sert à rien de laver à la rampe n’importe où au hasard, au bonheur la chance. Tout ce que cela apporte c’est de transformer certains sites en zone de guerre de type Verdun. Et nous ne sommes pas en guerre de 14-18… Il faut être méthodique et rigoureux, et respecter les rivières, en prendre soin. Nous sommes des ambassadeurs et nous devons montrer une bonne image de notre passion auprès du public, des administrations et des forces de l’ordre. Il y a donc des règles à respecter, mais très souvent, c’est une question de bon sens ; bref, soyez responsables. Montrez l’exemple !
  • L’usage d’une rampe de lavage ou sluice, ainsi que la moquette ou les structures des rifles employés piégeant l’or doivent être adaptés à la réalité du type de substrat aurifère qui doit être lavé. Il faut parfois procéder à plusieurs essais, pour différentes configurations ou agencements. Par exemple, si le substrat est très glaiseux et super collant, mieux vaut privilégier un bon vieux lavage au pan en brisant les glaises à la main dans un seau avec beaucoup d’eau. Pour laver à la rampe il est préférable de disposer d’un substrat, d’un gravier et de sables grossier, glaiseux mais pas trop ; cela est variable en fonction des rivières. Il n’y a pas de règles ni de méthodes miracles à ce sujet, il faut tester et développer votre propre expérience.
  • Enfin et on ne le répètera jamais assez souvent : REBOUCHEZ VOS TROUS ! REBOUCHEZ VOS TROUS ! REBOUCHEZ VOS TROUS ! Nous sommes des prospecteurs, pas des sangliers… Ne laissez aucune trâce de votre passage ! Montrez l’exemple !
  • Ramassez les déchêts : plomb, fer, objets anthropiques, dépolluez les rivières, dans la mesure du possible. Montrez l’exemple !

Sluice : de l’Antiquité à la Ruée vers l’or (1848-1856)

La technique de lavage au sluice que je vous présente dans cet article ne date pas d’hier !

Elle est très ancienne, de nombreux témoignages, reportages et documents photographiques démontre cet pratique par les prospecteurs d’or et chercheurs d’or d’antan.

A l’époque, comme vous pouvez l’observer sur les images d’archives ci-dessous, datant de la Ruée vers l’or en Californie (1848-1856), des sluices et des rampes de lavages étaient fabriqués en bois. Les principes des taquets et des moquettes étaient déjà employés et mis en oeuvre à l’époque, cela n’a pas changé de nos jours.

Ci-dessous : quelques images d’archives anciennes en noir et blanc montrant des orpailleurs manoeuvrant le sluice box, pendant la Ruée vers l’or en Californie, aux Etats-Unis d’Amérique, au XIXème siècle.

Cependant, l’idée d’utiliser des moquettes ou des rampes de lavage pour ramasser l’or est encore plus ancienne, puisque de nombreux écrits, témoignages et illustrations démontrent ces pratiques durant l’Antiquité, par les Romains, les Celtes, les Gaulois,… en utilisant notamment des peaux de bêtes comme moquettes disposées sur les berges le long des rivières, pendant les crues printanières ou automnales.

Dans la technique présentée dans cet article, le principe est toujours le même qu’à l’époque ; celle-ci a fait ses preuves, en voici le principe :

  • Tamiser les substrats aurifères : l’opération de tamisage est nécessaire, recommandé, mais pas obligatoire (certains prospecteurs d’or ne tamisent pas et balancent directement les substrats dans le sluice). Il est recommandé de tamiser avec un maillage de 0.5 à 1 cm, parce que cela permet de débourber les substrats aurifères, et de séparer les galets et les gros graviers pouvant obstruer les rifles et boucher la rampe de lavage.
  • Placer la rampe sur une base inclinée et stable : l’inclinaison doit être entre 5 et 10% maximum, pour garantir une pente suffisante pour le lavage correct des substrats, et pour bien séparer les substances lourdes des substances légères grâce aux rifles, aux taquets et/ou moquettes.
  • Mettre le substrat au départ de la rampe : avec une petite pelle, rajouter les graviers et sables à laver, il ne sert à rien de trop charger.
  • Apporter de l’eau : avec un godet ou un seau, en faisant plusieurs injections d’eau, jusqu’à ce que les substrats soient emportés dans la rampe. En général 3 à 6 passages sont suffisants. L’usage de pompes électriques ou thermiques sont strictement prohibées.
  • Placer un pan terminal en bas de la rampe : cela permet d’être sur de ne pas perdre de particules d’or. Si votre concentré dans la rampe est positif à l’or et que vous avez peu de grains ou de paillettes d’or dans le pan terminal, c’est que votre lavage, la cadence et la vitesse de l’apport d’eau et la pente du sluice ont été correctement réglés et effectués.
  • Laver les rifles, la moquette, les taquets : après avoir vidé et lavé les substrats aurifères d’une vingtaine de pelles ou une dizaine de seaux dans la rampe, récupérez les concentrés de sables noirs présents dans la rampe/sluice, pour les laver délicatement et isoler les grains et les paillettes d »or qui y sont présents.

Je vais détailler plus en détail et développer cela plus bas dans cet article.

Ci-dessous : la version moderne du sluice ou de la rampe de lavage, avec apport d’eau au godet ou au seau, manuellement.

Principes de fonctionnement du lavage manuel à la rampe ou au sluice des graviers et sables aurifères :

  • Le sluice ou la rampe de lavage est placé en pente douce sur un amas de gros galets, faisant un socle stable pour l’ensemble du travail. Le chercheur d’or place ensuite un gros galet lourd sur le sluice afin que ce dernier ne glisse pas et ne bouge plus.
  • L’orpailleur place alors un pan terminal à la base du sluice, cette solution permet de s’assurer de ne pas perdre de particules d’or lors de la phase du lavage.
  • Au sommet de la rampe, il place 2 ou 3 gros galets qui permettent de ne pas perdre de substrats par le dessus, en rajoutant l’eau. Ce détail est très important.
  • Le prospecteur ajoute ainsi du substrat mouillé préalablement tamisé au sommet de la rampe préalablement réservé dans un seau à part, grâce à une petite pelle ou une grosse cuillère.
  • Il utilise enfin un seau ou un godet rempli d’eau de la rivière et le verse au sommet du sluice directement sur le substrat à laver, en l’état. Il procède à 3 à 6 passes, pour bien faire dégager le substrat aurifère vers le pan terminal.
  • Les taquets, la moquette, les rifles présents dans le sluice opèrent, et la concentration des particules lourdes s’effectuent au fur et à mesure du lavage.
  • Les particules d’or sont retenues durant ce processus dans les rifles, taquets ou moquette.
  • L’opérateur renouvelle les lavages successifs au fur et à mesure, en remettant du substrat au sommet de la rampe de lavage et il rajoute de l’eau avec son récipient.
  • Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il ai vidé plusieurs seaux de substrats aurifères.
  • Il doit veiller à ce que les rifles et les taquets ne soient pas saturés et obstrués par des gros galets ou gros graviers, en les enlevant au fur et à mesure.

Matériel nécessaire pour laver les substrats aurifères au sluice ou à la rampe

Chercher de l’or requiert un minimum d’outils et de matériel.

Gardez à l’esprit que même si la qualité du matériel utilisé est important, pour optimiser le ramassage des particules d’or, ce qui compte c’est votre faculté de raisonnements, d’analyses, d’interprétations et vos expérimentations en situations réelles sur le terrain.

Vous aurez tout le beau matériel du monde, si vous ne faites pas de prospection, de tests d’échantillonnages, de quantifications, cela ne servira pas à grand chose.

Vous devrez être patient, opiniâtre, et accepter les échecs, pour obtenir des réussites. C’est en cherchant partout et ailleurs que l’on trouve toujours quelque part !

Allez-y progressivement, étape par étape, en fonction de votre budget et de vos moyens, et surtout essayez de fabriquer votre propre matériel dans la mesure du possible.

Les références et marques citées ci-dessous ne sont pas à vocations commerciales ni de marketing, je me fiche totalement de ces aspects, ce qui compte pour moi c’est l’efficacité et le retour d’expérience.

Libre à vous de vous approvisionner auprès de vendeurs et de marques de vos choix.

Expérimentez votre matériel, développez votre propre style, enrichissez vous de vos expériences et des expériences d’autres prospecteurs ou chercheurs d’or.

Liste du matériel indispensable pour bien orpailler et prospecter l’or

Dans ce chapitre, je vais vous présenter des listes de matériel non exhaustives conseillées pour bien débuter en prospection aurifère, et pour ramasser de l’or en général, et aussi dans le cadre de lavages au sluice ou à la rampe.

J’espère que cela vous inspirera pour vos futures recherches et prospections aurifères.

Budget global : entre 150 et 300 euros, en fonction de vos exigences et de votre débrouillardise, plus vous récupérez ou fabriquez votre matériel, mieux c’est.

Le poste le plus onéreux est le sluice/rampe, comptez 60 à 160 euros en moyenne en fonction des modèles et des marques, mais sans doute pouvez-vous en fabriquer un vous même si vous êtes un peu bricoleur (en bois, en métal ou en impression 3D ? – Lire l’article : Fabriquer sa rampe ou sluice d’orpaillage soi-même

Si vous êtes fan de DIY, vous pouvez plus largement lire cet article : Vidéos: le chercheur d’or bricoleur Utahavalanch

Avec beaucoup d’astuces, vous pouvez réduire le budjet au maximum.

Je vous invite à lire mon article intitulé : DIY – Comment chercher de l’or sans dépenser un rond et sans vous ruiner?

Pour les lavages au sluice ou à la rampe, vous aurez besoin de :

  • Des fioles pipettes pour récupérer les grains et les paillettes d’or ou les concentrés de sables noirs,
  • 2 pans américains (1 pan terminal en bas de la rampe, 1 pan pour nettoyer les concentrés de la rampe), pour être à l’aise,
  • 1 tamis avec un maillage pas trop fin, idéalement 1 cm c’est très bien, pour tamiser les substrats et les débourber correctement,
  • 2 seaux classiques (1 pour tamiser + 1 pour l’apport d’eau) et 1 grand seau de chantier (comme réservoir d’eau à proximité ou bien pour y mettre les substrats tamisés), à votre convenance,
  • 1 rampe de lavage, petit modèle, avec leur rifles et moquettes incluses.
  • 1 grande pelle en métal,
  • 1 petite pelle en métal,
  • 1 grosse cuillère (vieille louche),
  • 1 racloir.

C’est le minimum requis pour procéder de manière efficace.

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Vue générale du matériel nécessaire pour opérer des lavages à la rampe ou au sluice de manière efficace. Vous avez besoin au minimum de : 2 pans américains (1 pan terminal en bas de la rampe, 1 pan pour nettoyer les concentrés de la rampe), pour être à l’aise, 1 tamis avec un maillage pas trop fin, idéalement 1 cm c’est très bien, 2 seaux classiques (1 pour tamiser + 1 pour l’apport d’eau) et 1 grand seau de chantier (comme réservoir d’eau ou bien pour y mettre les substrats tamisés), à votre convenance, 1 ou 2 rampes de lavage, petit modèle, avec leur rifles et moquettes. 1 grande pelle en métal, 1 petite pelle en métal, 1 racloir.

Ci-dessous : Le kit minimum pour faire des recherches de grains et de particules d’or dans la nature. Pas besoin d’un matériel compliqué à vrai dire pour faire de la prospection aurifère ou des tests d’échantillonnages.

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Matériel d’orpaillage de base : 1 pan, 1 tamis avec un maillage de 1 cm, Des fioles pipettes aspirantes pour récupérer les particules d’or, 1 mini pelle, de préférence en métal, 1 marteau de géologue, 1 binette, utile pour mettre le substrat dans la pelle 1 griffe, utile pour enlever les galets et gros graviers, 1 sac à dos pour ranger l’ensemble du matériel et être mobile.

Exemple de liste pour prospecter de l’or ; pour débuter vous aurez besoin au minimum de :

  • 1 paire de gants (protégez vos mains !),
  • 1 paire de chaussures pour aller dans la rivière (protégez vos pieds !)
  • 1 pan américain, de type MINERLAB 10 pouces ou GARRETT CLASSIC ou GARRETT GOLD TRAP,
  • 1 seau pliable,
  • 1 tamis avec un maillage de 1 cm,
  • Des fioles pipettes aspirantes pour récupérer les particules d’or,
  • 1 mini pelle, de préférence en métal,
  • 1 marteau de géologue,
  • 1 binette, utile pour mettre le substrat dans la pelle
  • 1 griffe, utile pour enlever les galets et gros graviers,
  • 1 sac à dos pour ranger l’ensemble du matériel et être mobile.

Ci-dessous : le kit de survie du prospecteur d’or pour travailler les substrats dans le bedrock rocheux, les failles, rifles, crevasses et interstices.

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1 ou 2 pans américains, de type MINERLAB 10 pouces ou GARRETT CLASSIC ou GARRETT GOLD TRAP, pour laver les alluvions et les graviers aurifères, ils permettent de concentrer les particules lourdes et d’obtenir les sables noirs avec les particules d’or, 1 tamis de maillage 1 cm, Fioles pipettes, pour récupérer les sables noirs et les particules d’or, 1 trousse pour ranger les outils, 2 ou 3 vieux pinceaux de différentes tailles et rigidités, qui permettent de récolter les poudres aurifères séchées plus facilement, 1 brosse à dent, un outil polyvalent, 1 brosse, pour laver les galets avec de la glaise, 1 ou 2 vieux tournevis, 1 petit burin pointu, 1 petit burin plat, 1 petit burin plat large, 1 cuillère à café, 1 cuillère à soupe, 1 vieux couteau, 1 cutter, 1 truelle plate, 1 petite pelle en métal (de type pelle à grains, très creuse), 1 petit sécateur, 1 marteau de géologue, 1 binette, 1 griffe, 1 sac à dos pour ranger et transporter tout le matériel, pour faciliter la mobilité.
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Je me suis fabriqué à partir d’un bout de métal trouvé sur la berge un crochet-cuillère qui me permet de bien curer et prélever les alluvions placés dans les failles et les interstices du bedrock. C’est un exemple de récupération et de détournement de matériel. Cet outil, bête en soit, est très utile pour mes travaux de prospections aurifères dans le bedrock.

Voici un exemple de liste de matériel d’orpaillage pour chercher de l’or à partir de substrats dans les failles, rifles, crevasses et marmites dans le bedrock :

  • 1 paire de gants (protégez vos mains !),
  • 1 paire de chaussures pour aller dans la rivière (protégez vos pieds !)
  • 1 ou 2 pans américains, de type MINERLAB 10 pouces ou GARRETT CLASSIC ou GARRETT GOLD TRAP, pour laver les alluvions et les graviers aurifères, ils permettent de concentrer les particules lourdes et d’obtenir les sables noirs avec les particules d’or,
  • 1 tamis de maillage 1 cm,
  • Fioles pipettes, pour récupérer les sables noirs et les particules d’or,
  • 1 trousse pour ranger les outils,
  • 2 ou 3 vieux pinceaux de différentes tailles et rigidités, qui permettent de récolter les poudres aurifères séchées plus facilement,
  • 1 brosse à dent, un outil polyvalent,
  • 1 brosse, pour laver les galets avec de la glaise,
  • 1 ou 2 vieux tournevis,
  • 1 petit burin pointu,
  • 1 petit burin plat,
  • 1 petit burin plat large,
  • 1 cuillère à café,
  • 1 cuillère à soupe,
  • 1 vieux couteau,
  • 1 cutter,
  • 1 truelle plate,
  • 1 petite pelle en métal (de type pelle à grains, très creuse),
  • 1 petit sécateur,
  • 1 marteau de géologue,
  • 1 binette,
  • 1 griffe,
  • 1 sac à dos pour ranger et transporter tout le matériel, pour faciliter la mobilité.

Concernant la recherche d’or dans le bedrock, je vous invite à lire mes articles intitulés :

Ci-dessous : ma pompe manuelle, un accessoire utile pour ramasser les substrats dans les marmites ou les trous dans le bedrock, en milieu aquatique. A la base, c’est une pompe pour ramasser les vers en bord de plage, que j’ai customisée en rajoutant un coude à l’entrée de celle-ci.

Ci-dessous : protégez vos mains et vos pieds avec une paire de gants et des chaussures adaptée pour l’eau ! Pensez à vous vacciner contre la maladie du tétanos. Il y a de nombreux objets coupants dans nos rivières.

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Mes chaussures de type Méduse, indispensables pour marcher dans la rivière, mes pieds bien protégés. Ne négligez pas de préserver vos pieds parce que nos rivières sont polluées et contiennent de nombreux objets coupants : morceaux de verre, vis, clous rouillés, morceaux de métal, hameçons,… Il en est de même pour vos mains, portez des gants. Aussi, faites vous vacciner contre le tétanos, une maladie très dangereuse ! Il s’agit d’une maladie grave. Elle est causée par une bactérie qui vit principalement dans la boue, la poussière et le sol.
Pan américain pour la prospection aurifère

Pour classifier correctement les alluvions contenus dans les substrats aurifères, il vous faut quelques pans américain, de différentes tailles.

Il en existe de nombreux types, formes, couleurs et modèles, et de nombreuses marques plus ou moins réputées en commercialisent.

Couleur : pans à fond vert, bleu foncé, rouge, noir. Cela dépend de vos préférences visuelles et de votre confort optique.

Le principe du lavage au pan : lors du lavage, nous allons mettre à profit la gravité et la liquéfaction des substrats par l’action mécanique de l’eau, pour faire tomber les particules lourdes au fond du pan et séparer les particules légère des particules lourdes. Pour cela il y a des gestes à réaliser, essentiellement des mouvements horaires et anti-horaires, des va-et-vient, des tapotages, des vibrations. Il faut progressivement chasser les matériaux léger et conserver les matériaux denses et sombres, nommés sables noirs ou concentrés noirs qui sont retenus par des rifles. Les sables noirs sont composés de : fer, hématites, plomb, magnétites, grenats, galène, pyrite, or, particules lourdes. L’ultime étape, la plus délicate celle de l’affinage, elle permet de séparer et de discriminer les particules d’or des sables noirs.

Ci-dessous : un exemple de technique de lavage au pan. A vous de développer votre propre style de lavage au pan pour la concentration des sables noirs et la cueillette de particules d’or.

Ci-dessous : deux exemples de résultats de fond de pan, avec des concentrés de sables noirs, obtenus après lavage es substrats aurifères avec un pan américain. Quelques beaux grains sont visibles !

Une vieille poêle, un couvercle de poubelle, un dessous de pot de fleur peuvent faire l’affaire comme pan de prospection aurifère

Si vous avez peu de moyen et aucun budget, pas de panique ! Vous pouvez détourner une vieille poêle, comme le faisaient les anciens prospecteurs d’or, coupez la queue de la poêle, et vous avez un pan !

D’ailleurs sachez que le mot « pan » en anglais signifie « poêle« . Justifiant cette astuce.

Ci-dessous : une vieille poêle détournée pour en faire un pan de prospection aurifère efficace et fiable.

Ci-dessous : vous pouvez aussi détourner l’usage d’un couvercle de poubelle d’immeuble ou un dessous de pot de fleur, pour en faire un pan américain, si vous avez un budget limité. Ces astuces fonctionnent très bien pour concentrer les sables noirs et les particules aurifères !

Si vous voulez débuter en orpaillage, ce type de matériel pourra convenir et pour vous faire la main et vous amuser.

Le mini pan MINERLAB 10 pouces bleu, mon pan préféré, idéal pour la prospection rapide sur le terrain

C’est mon grand ami orpailleur basé au Québec, Jérôme GEMME, que je souhaite remercier et rendre hommage dans cet article, qui m’a conseiller d’utiliser le mini pan de prospection MINERLAB 10 pouces bleu.

Quand je vous dis que les partages d’expériences d’autres prospecteurs est capitale pour l’apprentissage et évoluer, en voici un bel exemple !

Pourquoi le pan américain MINERLAB 10 pouces bleu ? Voici les raisons :

  • Ce pan est petit et discret, il rentre dans une poche ou dans un sac à dos,
  • Il est très profond et doté de 4 rifles saillants, il ramasse toutes les particules lourdes,
  • Il est fabriqué dans un matériau PVC très solide et robuste, c’est un pan fait pour durer,
  • Il est très léger, il ne fait pas mal au dos,
  • Il procure l’avantage de pouvoir laver très rapidement les substrats aurifères, en quelques minutes,
  • Il permet d’enchainer de multiples échantillonnages en de nombreux points, sans se fatiguer,
  • Sa couleur bleu foncé révèlent très bien les paillettes et les grains d’or,
  • Il peut servir à la fois de pan de finition et de pan de production,
  • Il permet d’enchainer plusieurs contenus de seaux successifs, pour concentrer les sables noirs,
  • Lave les substrats aurifères en l’état, sans tamisage préalable, il débourbe très bien les glaises et les argiles,
  • C’est un pan très fiable, idéal pour les chercheurs d’or néophytes et aguerris.

Ci-dessous : le mini pan MINERLAB 10 pouce bleu.

Mon pan MINERLAB 10 pouces bleu est mon meilleur ami pour la réalisation répétitive d’une séquence d’échantillonnages sur le terrain. C’est un très bon pan d’exploration.

Il ramasse tout le lourd, et permet de laver les substrats en un temps record, tout en préservant mon dos (moins de courbatures).

Les pans GARRETT CLASSIC et GARRET GOLD TRAP, des pans de production fiables

Dans mon matériel de prospection aurifère, je dispose d’un GARRETT CLASSIC et d’un GARRET GOLD TRAP, avec un fond vert.

Là aussi ce sont des pans très fiables et légers, de très bons outils pour concentrer les sables noirs aurifères. C’est tout ce qu’il faut retenir.

Techniquement, n’importe quel pan de production fera l’affaire.

Ce qui me plait le plus dans les pans GARRETT ce sont les rifles et le fait que à la base du pan il y a une sorte de mini ravin qui bloque les paillettes et les grains d’or.

Ce détail important est très utile lors de la phase d’affinage des sables noirs pour séparer les particules d’or.


Ci-dessous : le kit GARRETT GOLD TRAP.

Rampe de lavage et sluice

Il existe de nombreux type sluices ou de rampes de lavage pour cueillir et ramasser l’or, si vous avez les moyens et les finances, faîtes simple, prenez vous la structure en métal inox mais si vous êtes bricoleur et que vous disposez de matériaux (acier, inox, bois), vous pouvez vous en fabriquer une.

Il est très important de respecter les dimensions maximales autorisée pour votre rampe de lavage, votre sluice doit mesurer en général l = 6 pouces x L = 16 pouces ou bien l = 8 pouces x L = 24 pouces maximum. Cela suffira amplement pour travailler correctement.

Ci-dessous : voici ma rampe de lavage, que j’ai modifié, en plaçant à l’entrée un tapis crénelé strié vert collé à l’entrée du sluice, puis une succession de 3 modules de tapis dynamiques et amovibles noir de type V MAT ou de type SCRUBBLER GOLDHOG. C’est un modèle de sluice de dimensions autorisées par la législation pour un usage dans nos rivières en France.

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Vue de dessus de mon sluice : qui est composé de un tapis crénelé strié vert collé à l’entrée du sluice, puis une succession de 3 modules de tapis dynamiques et amovibles noir de type V MAT ou de type SCRUBBLER GOLDHOG. Ayant réalisé par mal de tests en situations réelles, ma rampe est polyvalente et ramasse correctement, grâce à des tapis dynamiques et agressifs, permettant un bon brassage et classification des matériaux lourds. Aucun tapis, aucune rampe de lavage n’est parfait, il faut trouver un bon compromis par l’expérimentation.
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Vue de face de mon sluice : un tapis crénelé strié vert collé à l’entrée du sluice, puis une succession de 3 modules de tapis dynamiques et amovibles noir de type V MAT ou de type SCRUBBLER GOLDHOG. Juste en dessous du tapis vert, le tremplin est utile pour briser les argiles et les glaises.

Ci-dessous : ma rampe de lavage en situation, posée et calée sur du bedrock, dans un courant d’eau constant dans la rivière. Les 3 modules de tapis dynamiques et amovibles noir de type V MAT ou SCRUBBLER GOLDHOG sont très polyvalents et classifient très bien les alluvions lourds en provenance des substrats aurifères. J’en suis plutôt satisfait et ce matériel et cette configuration me conviennent très bien.

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Mon sluice posé sur un bedrock dans le courant de la rivière en provenance de la droite. La rampe est bien calée avec un gros galet.
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Vue détaillée des rifles opérant leur brassage des alluvions aurifères. Il faut toujours vous assurer qu’ils ne soient pas obstrués par des gros graviers ou gros galets. Le courant d’eau doit être linéaire et uniforme.

Ci-dessous : mon mini sluice DREAM MAT, proposé par mon ami prospecteur et chercheur d’or GOLD RANGERS. Il est très facile à déployer et à utiliser, sa légèreté est très appréciable, pouvant facilement être rangé dans un sac à dos.

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Le mini sluice avec un tapis finition DREAM MAT, entièrement siliconé dans une seule pièce, grâce à un moule. Modèle proposé par mon ami GOLD RANGERS, dont la chaîne YouTube est ici. Son site web est ici. Petit, discret, pratique, il rentre dans un sac à dos. Très bien pour les débutants, les enfants, ou pour faire de la prospection aurifère ciblée. Il est nécessaire de bien tamiser le substrat avant.
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Vue de profil du mini sluice DREAM MAT.

Dans ce chapitre, je vous ai présenté et partagé le matériel que j’utilise personnellement dans le cadre de mes prospections et recherches aurifères. Bien sur, ce sont des exemples, vous êtes libres de fabriquer votre propre matériel, et d’optimiser comme bon vous semble.

Il est important de faire des essais, des tests en situations réelles, pour bien apprivoiser votre matériel et développer une habitude et une rapidité d’usage et d’installation.

Enfin, il est essentiel que vous ayez confiance en votre matériel et en vos méthodes de cueillette de l’or ; cela ne peut se faire que par la pratique et l’expérimentation, mais aussi en discutant et en partageant votre expérience auprès d’autres chercheurs d’or ou prospecteurs.

Méthodologie : lavage manuel des substrats aurifères à la rampe ou au sluice, sans pompe ni courant

Je vais maintenant, dans ce chapitre présenter en détail la méthodologie complète du lavage manuel des substrats aurifères avec un sluice ou une rampe, avec un seau ou un godet rempli d’eau de la rivière.

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Maintenant que la rampe de lavage posée et installée est prête à être utilisée, il va falloir bosser, parce que chercher de l’or, ce n’est pas pour les branleurs ! 🙂

Voici la méthodologie complète, dans l’ordre chronologique, de la technique de lavage au sluice/rampe de substrats aurifères au godet ou au seau, sans pompe ni courant de rivière :

Préparation de la rampe de lavage/sluice
  1. Préparez un socle avec l’aide de gros galets, un support bien solide, bien stable et placez votre rampe de lavage. Ce socle doit avoir une pente de 5% à 15% environ.
  2. Placez votre rampe de lavage/sluice sur le socle, et scellez avec un gros galet posé dessus, pour bien stabiliser et pour s’assurer que le dispositif ne bouge pas.
  3. Vérifiez la stabilité de la rampe de lavage, qui ne doit pas bouger ni glisser.
  4. Placez au sommet du sluice 2 ou 3 gros galets pour faire un barrage pour empêcher la vague de reflux de disperser des alluvions, pour limiter les pertes.
  5. Placez à la base de sluice, en sortie de la rampe, un pan terminal avec un gros galet pour le maintenir fixé, il ne doit pas bouger.
  6. Faites vous une grosse réserve d’eau, en remplissant un grand seau de chantier de plusieurs litres, cela vous sera utile par la suite. Placez ce réservoir d’eau juste à coté de la rampe. Réservez un seau ou un godet pour la suite du processus.

Préparation du substrat aurifère : tamisage et débourbage
  1. Munissez-vous d’une pelle, d’un tamis et de 1 ou 2 seaux rempli d’eau.
  2. Avec la pelle, remplissez 1 ou 2 seaux de substrats aurifères tamisés, avec un tamis de maillage de 1 cm, retirez les matériaux indésirables (gros galets, gros graviers). Réservez les seaux de matériaux tamisés et calibrés et placez les à coté de l’entrée du sluice.

Procédez manuellement aux lavages successifs des substrats tamisés
  1. Munissez vous d’une petite pelle, d’une grosse cuillère à soupe ou d’une vieille louche usagée.
  2. Prélevez une quantité de matériaux à laver avec la petite pelle ou la louche, puis placez une dose à l’entrée du sluice, juste à l’aplomb du barrage de galets au sommet de la rampe.
  3. Prenez ensuite le godet ou le seau, remplissez le d’eau.
  4. Versez le contenu du godet ou du seau d’eau sur le barrage à l’entrée du sluice, les matériaux sont emportés, lavés, brassés.
  5. Refaite l’étape 4 plusieurs fois, pour bien laver les matériaux et pour bien faire descendre les matériaux légers dans le pan terminal. Au moins 3 à 6 fois.
  6. Revenez à l’étape 2, puis enchainez à nouveau avec l’étape 4 et 5. Finissez vos seaux de substrats.
  7. Vérifiez tout le long de cette phase, que les rifles et les moquettes ne soient pas obstrués. Retiré les éléments indésirables.
  8. Une fois que le contenu de tous les seaux de substrats aurifères tamisés ont été lavés dans la rampe, arrive l’étape du nettoyage et de l’affinage des concentrés de sables noirs.

Lavez les concentrés de sables noirs, affinez, récupérez votre or
  1. Prenez un grand seau, réservez-le. Prenez un godet ou un seau classique, réservez-le.
  2. Prenez délicatement votre sluice, puis placez le dans le grand seau.
  3. Démontez les moquettes, rifles, éléments amovibles, placez les dans le grand seau,
  4. Remplissez le godet ou le seau d’eau, puis nettoyez délicatement les différentes partie de la rampe, faites tomber tous les concentrés noirs des rifles/moquette et alluvions aurifères lourds au fond du grand seau, en veillant à ne pas en perdre.
  5. Une fois la rampe et les éléments amovibles bien lavés, posez les éléments. Puis versez délicatement tout le contenu du grand seau dans un pan. Prenez soin de bien faire tomber tous les matériaux dans le pan.
  6. Procédez à l’affinage et au lavage au pan des concentrés de sables noirs issus de la rampe de lavage. Prenez le temps de vous appliquer à cette tâche, qui est importante. Vous pouvez laver au dessus d’un autre grand pan rempli d’eau plutôt que directement dans la rivière, pour être sur de ne rien perdre. En effet, les sables noirs pouvant être très denses et fins, des particules d’or peuvent parfois être perdues car elles peuvent flotter sur les sables noirs.
  7. Par tapotages successifs disciminez les grains et paillettes d’or des sables noirs. Isolez les particules d’or. Si vous le pouvez, essayez de les compter.
  8. Ramassez l’or avec une fiole pipette. Vous pouvez aussi, si vous le souhaitez, conserver les concentrés de sables noir résiduels dans une autre fiole pipette.
  9. Enfin, récupérez le pan terminal, lavez le, concentrez les particules lourdes. Puis vérifiez s’il reste des particules d’or. Si oui, récupérez-les avec une fiole pipette. Comptez-les.

J’espère que mes explications sont claires et compréhensibles de tous.

Lavage manuel au sluice et à la rampe : quelques conseils indispensables

Dans ce chapitre, je vais vous exposer quelques conseils de je juge utiles et indispensable pour procéder correctement au lavage manuel des substrats aurifères dans un sluice ou une rampe de lavage, sans pompe, avec un seau ou un godet rempli d’eau de la rivière.

Disposer d’une bonne réserve d’eau disponible dans un grand seau

Pour ma part, voulant optimiser au maximum le procédé, et voulant épargner des efforts physiques et m’économiser, en tant que PDME (Partisan Du Moindre Effort), il faut savoir que les va-et-vient entre l’eau de la rivière et la rampe sont fatigants, cela sollicite beaucoup d’énergie.

Ma solution apportée a été de réquisitionner un gros seau de chantier, pour le remplir complètement d’eau de la rivière avec des seaux plus petits, et me faire ainsi une réserve disponible dans laquelle puiser.

Directement placé à coté du sluice, ce grand seau bien rempli d’eau me permet d’enchainer plus facilement les lavages successifs. Une fois vide, je le rempli à nouveau.

Cette solution est toujours moins rude pour le dos et pour les bras finalement ; et je suis sur qu’il en existe des meilleures.

Une autre solution pertinente, plus radicale sans doute, aurait été d’utiliser une pompe manuelle puisant l’eau directement dans la rivière, et de l’apporter au sommet de la rampe grâce à un tuyau adapté.

Ne pouvant utiliser de pompe électrique (à panneaux solaires par exemple), une interdiction absurde et contestable, et qui n’à aucun sens selon mon point de vue, considérer l’emploi d’une pompe manuelle est à contrario une solution alternative très ingénieuse et surtout autorisée.

Décision de facto autant absurde qu’hypocrite parce que le résultat final et l’effort requis pour laver le volume de substrats aurifères sont les mêmes, et les impacts sont identiques. Disons que ce choix de prohibition est un alibi rassurant et un bon compromis suffisamment acceptable pour tous.

Surtout si l’on prend en considération le fait qu’il existe la possibilité de se fabriquer des pompes à siphons, des pompes mécaniques ou béliers hydrauliques ; des idées à explorer et à tester.

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Sur cette photographie, vous pouvez observer 2 seaux classiques, 1 godet et 1 gros seau de chantier. Ces accessoires sont suffisants pour précéder à la préparation et au tamisage des substrats aurifères et à l’apport d’eau dans la rampe de lavage. J’ai utilisé le grand seau de chantier comme réserve d’eau principale, complétée par l’apport de seaux plus petits d’eau de la rivière. J’ai placé ce gros seau juste à coté de la rampe de lavage.
Bien choisir les rifles, moquettes ou taquets dans la rampe/sluice

Ce sujet est un large débat, et chaque prospecteur d’or a ses expériences, ses préférences et aussi ses croyances.

En résumé ce qui est important à retenir, c’est qu’il est impératif de réaliser des tests avec différentes configurations de moquettes et de rifles sur plusieurs types de substrats aurifères différents.

La peur de perdre de l’or n’est qu’illusoire et cette idée un biais cognitif, puisque finalement, pour être sûr de ne rien perdre, nous plaçons un pan terminal en fin de rampe si cela est possible, une solution radicale et sûre, définitive. Le fait de se débarrasser de cette crainte permet de se focaliser sur d’autres aspects.

Comme je l’ai déjà expliqué plus haut dans cet article, aucun sluice, aucune rampe de lavage ni aucun tapis ou moquette, ni rifle ne sont parfaits quelque soit le substrat lavé ; il faut donc trouver des compromis par l’expérience et la pratique. Le choix du tapis dépend du substrat et du type d’or à récolter (les prix énoncés sont surement obsolètes) :

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Tableaux synthétisant et résumant les différents types de tapis d’orpaillage pour les sluices et le rampes de lavage.

Ci-dessous : je vous présente ma rampe de lavage, sans doute perfectible, mais qui me permet d’obtenir un excellent résultat, s’il y a des particules d’or, il le ramasse, c’est tout ce qui compte. Sans doute dois je rajouter du métal profilé sur le tapis U-MAT ? Certains disent que oui, d’autres que cela n’est pas la peine. Ce qui me conviendra à moi peut être que cela ne vous conviendra pas à vous. Le monde des tapis d’orpaillage est un monde ouvert.

Ci-dessous : un exemple de sluice avec un tapis DREAM MAT, une solution très polyvalente.

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Le tapis d’orpaillage DREAM MAT.

Ci-dessous : un tapis d’orpaillage confectionné par mes soins, utilisé pour laver les concentrés des sables noirs aurifères uniquement ou les sables noirs des littoraux océaniques ; c’est un tapis de finition.

Quelques conseils (rampe, sluices et tapis d’orpaillage) :

  • Avant d’investir dans des tapis d’orpaillage plus ou moins onéreux (car cela est un vrai business), demandez des avis et des conseils auprès d’autres orpailleurs ou prospecteurs, sur les forum ou les réseaux sociaux. En général, ils aiment partager leurs avis et leurs expériences. Certains sont de véritables spécialistes en la matière et ont une longue expérience de leurs usages.
  • Posez-vous aussi les bonnes questions : Est ce que acheter un sluice est-il indispensable ou bien est ce superflux ? Est ce que je connais un endroit avec suffisamment de concentrations aurifères pour en justifier son emploi ? Ai-je réalisé des échantillonnages et des quantifications ? Est ce que ma rampe restera au garage ? Est ce que je sais manier un pan ?
  • N’hésitez pas à fouiller dans les magasin de bricolage, les magasins de matériel automobile, les magasins de jardinage, les magasin de produits ménagers, car très souvent il est possible d’y dénicher des tapis compatibles pour l’orpaillage et à bas coût, sans vous ruiner. Avec un peu d’astuces, de colles et de débrouillardises, si vous êtes bricoleurs, vous pourrez y arriver. Cela dépend du caractère et du budget de chacun, paramètres qu’il faut respecter et considérer.
  • Essayez de privilégier des tapis qui n’ont pas besoin de métal profilé, des tapis dynamiques et agressifs, si vous en avez la possibilité.
  • Pour les informaticiens amoureux du DIY fans des imprimantes 3D, pour ceux qui maitrisent l’infographie 3D, vous avez la possibilité de concevoir et de fabriquer des tapis d’orpaillage en PVC ou en silicone, là aussi c’est tout un univers de champs de possibilités à explorer si vous en avez les moyens.

Si vous combinez conseils et expérimentations personnelles par la pratique, vous obtiendrez des bons résultats.

Pour ne pas refaire ce qui a déjà été publié par d’autres orpailleurs spécialistes de ce sujet, je vous recommande la lecture des articles suivants :

Tout ce qui compte finalement, c’est que vous preniez du plaisir, que vous vous amusiez, que votre rampe de lavage soit pratique à utiliser et rapide à déployer. Démarrez progressivement, faites-vous la main, ne vous ruinez pas en matériel dès le départ.

L’orpaillage et la prospection aurifère sont des activités sportives et des hobbies qui demandent de la patience et de l’opiniâtreté ; accepter l’échec est aussi important que les joies des succès, cela forge l’humilité, la modestie et le caractère.

Bien régler la pente de la rampe/sluice : inclinaison de 5% à 15% environ

Pour bien procéder, votre sluice doit être légèrement incliné pour obtenir un bon écoulement de l’eau et pour s’assurer que les effets mécaniques des tapis d’orpaillages jouent bien leurs fonctions de lavage et de concentration des particules lourdes.

La pente doit être suffisante pour évacuer l’eau et les graviers ou sables légers, avec la force du courant de l’eau, apportée manuellement par l’opérateur grâce au seau ou le godet.

Bien sûr, on ne va quand même pas se munir d’inclinomètres !

A vrai dire, le paramètre d’angle d’inclinaison de la pente du sluice varie en fonction des types de tapis présents dans la rampe et des types de composition des substrats aurifères lavés ; il n’existe pas d’inclinaison compatible pour tous les cas de figure, il faut tâtonner par l’expérimentation et trouver des compromis.

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Dans cette configuration, votre sluice ou rampe de lavage doit être incliné sur un support stable avec un angle de pente situé entre 5% et 15% en moyenne. Faites plusieurs essais et trouvez votre rythme.

Faites simple : posez votre rampe sur un socle solide et stable, inclinez la d’une dizaine de degrés environ, de telle façon à ce que l’eau s’écoule bien avec dynamisme et lancez vous ! Ne perdez pas de temps à pinailler sur cela.

De toute façon, vous ne risquez pas grand chose puisque le pan terminal en bas de la rampe récupèrera toutes les particules d’or qui n’auraient pas été piégées en amont par les tapis du sluice.

Mais rassurez-vous, moi aussi au début je me prenais la tête avec ce paramètre d’inclinaison. Cela est normal, nous sommes tous passé par là.

Finalement lancez-vous ! Posez la rampe, faites différentes sessions d’essais d’inclinaisons et de débits d’eau, trouvez votre rythme.

Comptez et comparez le nombre de paillettes présentes dans les tapis de la rampe, dans les concentrés noirs, avec la quantité de paillettes présentes dans le pan terminal. S’il n’y en a pas beaucoup dans le pan terminal c’est que les réglages sont empiriquement corrects. Et puis nous ne sommes pas à 2 ou 3 paillettes près !

Pendant la manœuvre de lavage au sluice vous devez vous assurer que :

  • Aucun gros galet ou gros gravier ne bloquent les rifles, enlevez les à la main si nécessaire, sans être brusque,
  • Les alluvions s’écoulent bien dans la rampe et descendent bien dans le pan terminal, signe que l’inclinaison du sluice est correcte,
  • Envoyez plusieurs coup de godets d’eau pour bien laver les substrats et que les actions mécaniques des rifles et des tapis d’orpaillage opèrent, le lavage doit être dynamique.
S’assurer de la bonne stabilité de la rampe/sluice, qui ne doit pas bouger !

Lorsque vous installez votre sluice, utilisez des gros galets empilés pour faire un socle et un support stable et incliné pour votre rampe de lavage.

Celle-ci doit être très stable, et ne doit surtout pas bouger pendant toute l’opération de lavage, et le socle doit être suffisamment solide pour enchaîner plusieurs sessions de lavages successifs.

Même si le sluice doit être incliné dans le sens de la longueur, il est impératif de vérifier son horizontalité dans le sens de la largeur, qui doit être bien à niveau, parce que le flux de l’eau doit être uniforme, linéaire et couvrir toute la largeur du sluice lors d’un apport manuel d’eau via le godet ou le seau.

Placez des gros galets bien lourd sur la rampe pour bien la caler correctement, et pour que celle-ci ne bouge plus.

Vérifiez que le sluice est bien stable en secouant un peu, voir comment cela se comporte, comme il est incliné, la rampe ne doit surtout pas glisser.

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Le sluice/rampe doit être très stable, et ne doit surtout pas bouger pendant toute l’opération de lavage. Il est très important de vérifier son horizontalité dans le sens de la largeur, qui doit être bien à niveau, parce que le flux de l’eau doit être uniforme et couvrir toute la largeur du sluice pendant l’apport manuel d’eau. Placez des gros galets bien lourd sur la rampe pour bien la caler correctement, et pour que celle-ci ne bouge plus. Vérifiez que le sluice est bien stable avant de vous lancer dans une session de lavage manuel.
Mettre des gros galets à l’entrée au sommet de la rampe/sluice pour empêcher la vague de reflux

Lorsqu’on rajoute de l’eau à l’entée du sluice à la main avec un seau ou un godet rempli d’eau, il y a un désagréable phénomène de reflux : l’eau déborde au dessus de la rampe, et la conséquence est que les alluvions sont emportée vers l’extérieur.

Pour palier à ce problème, vous devez placer 1 à 3 gros galets plats à l’entrée de la rampe, qui feront barrage et qui briseront la vague de reflux et empêcheront les pertes d’alluvions.

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Placer des gros galet au sommet du pan évite de perdre des alluvions par dessus l’entrée du sluice pendant l’apport d’eau par le seau ou le godet. Cette astuce, simple en soit, est vraiment importante ! Ne négligez pas cela. Aussi, l’apport du flux d’eau doit être assuré, ferme, dynamique, rapide et uniforme à chaque fois qu’on rajoute de l’eau. Sans à-coups. Les effets mécaniques des rifles des moquettes dans la rampe doivent opérer correctement leurs rôles pour le lavage et le brassage, la classification des particules lourdes.
Tamiser les substrats aurifères avant de les passer à la rampe/sluice… ou pas !

Si je dois vous fournir une réponse claire. Oui ! IL est recommandé de tamiser le substrat primaire prélevé avec un tamis de maillage 1 cm.

Cependant, certains prospecteurs d’or ou orpailleurs ne le font pas, cela dépend aussi du type de substrat aurifère à laver, s’il contient plus ou moins de glaises ou de boues.

L’étape du tamisage, bien que prenant un certain temps, est très utile et nécessaire, selon moi.

Je vais vous expliquer pourquoi, d’après mes expériences pratiques, il faut tamiser les substrats aurifères avant le lavage à la rampe :

  • Tamiser, c’est classifier et trier les graviers, sables, galets, par rapport à leurs dimensions, et enlever les éléments trop gros ou volumineux qui poseront soucis dans le sluice et obstrueront les rifles ou la moquette. Cela permet de disposer de matériaux plus fins et calibrés à laver dans votre sluice/rampe.
  • Tamiser, c’est procéder à un débourbage, cela permet de briser les glaises, les argiles, les boues, et de libérer les particules d’or collées. Ne jamais négliger le débourbage !
  • Tamiser, c’est économiser et optimiser vos efforts physiques et votre énergie, cela permet moins d’aller-retours et d’optimiser volume/poids de matériaux à laver dans la rampe. En fonction de votre tamisage, vous pouvez diviser par 2, voire par 3, le volume de graviers à traiter, puisque vous enlevez des gros galets/graviers.
  • Tamiser, c’est gagner du temps et moins surveiller le bon écoulement des alluvions et du flux d’eau à l’intérieur de votre sluice/rampe. En effet, vous perdrez moins de temps à retirer les galets ou graviers bouchant votre sluice et les rifles/moquette.
  • Tamiser, c’est perdre moins de particules d’or. Justement grâce au calibrage et au débourbage des matériaux aurifères. Vous concentrez quantitativement un maximum de particules d’or, dans un volume limité et défini, sans matériaux superflux.

Je souhaite attirer votre attention sur le fait que le tamisage et le débourbage sont des étapes importantes à ne pas négliger, même en procédant à des lavages avec des pans américains.

Je vous invite à lire les articles complémentaires à ce sujet :

Ci-dessous : un prospecteur prélève avec une pelle du substrat brut aurifère (image de gauche), et en dépose le contenu directement dans un tamis placé au début à l’entrée de son sluice (image de droite). En rajoutant de l’eau au godet ou avec un seau, le tamisage et le débourbage vont opérer, pour laver cela dans le sluice. Cette méthode fonctionne très bien.

Ci-dessous : quelque soit la méthode employée, l’important est de bien tamiser les substrats aurifères bruts. Pour cela vous avez 2 solutions : le tamisage dans un seau rempli d’eau (celle que je préfère), ou bien le tamisage à l’entrée de la rampe/sluice (qui fonctionne très bien aussi). C’est à vous de voir votre méthode favorite sur le terrain. Je vous recommander de tester ces 2 solutions.

Bon, vous l’aurez compris, chacun fait comme il veut en ce concerne la tamisage des substrats aurifères.

Pour ma part, je tamise toujours ! Là encore cela dépend des attentes du prospecteur, de son niveau d’exigence et de précision, de ses objectifs.

Vous verrez sur le web de nombreuses vidéos d’orpailleurs ou de prospecteurs, dans le monde entier, qui balancent directement des pelles de substrats aurifères bruts directement dans la rampe/sluice sans tamiser, et ils laissent faire. Je pense que s’ils le font, avec l’expérience acquise qu’ils ont, c’est pour des bonnes raisons.

A vous de voir donc, par l’expérimentation réelle, pour vous faire votre propre opinion.

L’apport des matériaux aurifères à laver doit être régulier, progressif et raisonnable

Il ne sert à rien de placer, comme un gros bourrin, une très grosse quantité de matériaux à laver à l’entrée de votre sluice/rampe !

Utilisez une petite pelle, une grosse cuillère à soupe ou une louche recyclée, c’est la quantité et le volume suffisants à laver pour chaque session d’apport d’eau avec le godet/seau dans le sluice.

Pour un lavage et une concentration optimaux des particules lourdes, aussi pour que les bienfaits des rifles opèrent avec efficacité avec le flux d’apport d’eau, ne chargez pas trop la mule ! Soyez patient !

Vous devez vous assurer que les rifles dans le sluice/rampe soient bien actifs et que le brassage des matériaux dans les pièges à particules lourdes soient effectifs (Il faut que les sables et graviers bougent et vibrent dans le piège), donc ne chargez pas trop de matériau à l’entrée de votre sluice/rampe.

En outre, vous devez vous assurer que les cailloux et graviers plus massifs et volumineux, n’obstruent pas les pièges à particules lourdes, pour ne pas modifier le profil de ces derniers, et donc l’efficacité des flux hydrauliques. Ils permettent de créer des zones de pressions basses favorisant par effet venturi, la captation et la mise en vibration des matériaux. Donc, ne chargez pas trop de matériaux à l’entrée de votre rampe/sluice.

Mettre un pan terminal en bas de la rampe/sluice, pour s’assurer de n’avoir aucune pertes

SI vous voulez vous assurer de ne perdre aucune particule d’or lors de la session de lavages au sluice/rampe, il vous suffit de placer un pan terminal à la base, à la sortie.

Cette astuce est simple et radicale. Placez un gros galet dans ce pan pour qu’il ne risque pas de bouger et pour assurer sa stabilité.

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En mettant un pan terminal à la sortie et à la base de votre rampe de lavage, vous êtes sur de ne rien perdre dans le processus de lavages des substrats aurifères au sluice/rampe. Vous laverez ce pan terminal à la fin, après la récupération, le lavage et l’affinage des concentrés des sables noirs récupérés et présents dans les rifles/moquettes dans le sluice.
Faire 3 à 6 passes de lavages énergiques dans la rampe avec le godet ou le seau rempli d’eau

Vous ne devez pas perdre de vue que les matériaux apportés dans la rampe doivent bien être lavés, et que les pièges à or et particules lourdes, représentés par les rifles, taquets et moquettes doivent opérer leur travail efficacement.

Vous devrez donc verser quelques godets ou seaux d’eau plusieurs fois dans le sluice/rampe de lavage pour obtenir des flux et un courant d’eau suffisants pour amener les alluvions léger vers le pan terminal, mais aussi pour que les pièges ne soient pas obstrués par certains galets ou graviers récalcitrants.

L’apport d’eau dans le sluice/rampe doit être assuré, constant, constant, dynamique, rapide et le flux d’eau doit être le plus réparti équitablement et linéaire possible dans la rampe. Les matériaux doivent bien être brassés et mobiles dans le sluice.

Bien nettoyer les tapis, rifles, moquettes et récupérer les concentrés avec délicatesse

Lorsque vous avez fini de laver les matériaux et les contenus de 5 à 10 seaux dans votre rampe, soyez délicat en démontant le sluice et les moquettes, utilisez un grand seau pour bien récupérer tous les concentrés de particules lourdes.

En effet, cette pratique demandant un grand effort physique, il ne faut pas perdre ni gâcher les précieux concentrés de sables noirs aurifères, résultat de la somme de tous les lavages et de votre travail.

Récupérez délicatement et lavez à l’eau toutes les particules lourdes issues des rifles et des moquettes en les faisant tomber dans un seau, puis versez cette quintessence dans un pan, pour procéder ensuite au lavage manuel et à à l’affinage final. Vous discriminerez alors les grains et les paillettes d’or.

Enfin, vous récupérez les particules d’or dans un flacon pipette d’orpaillage.

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Au début de la rampe, très souvent, on peut observer des grains et des paillettes d’or visibles. Cela est un très bon indicateur du succès de l’opération de lavage des substrats aurifères.

Une fois que vous avez lavé et affiné les concentrés noirs aurifères, résultats des lavages à la rampe, vous devez laver les matériaux présents dans le pan terminal, dans le but de vérifier la présence ou non de particules d’or.

Cela vous permettra de quantifier l’efficacité de votre lavage et aussi pour savoir si la pente de la rampe était bien réglée, en vue d’améliorations futures de votre technique de prospection au sluice.

Ci-dessous : Le prospecteur d’or lave le pan terminal pour vérifier s’il contient d’éventuelles particules d’or qui auraient été perdues pendant le lavage dans le sluice.

Attention à l’aimant, qui est un faux ami !

J’ai pu observer que certains orpailleurs et prospecteurs, pour affiner les concentrés de sables noirs, utilisent un aimant à ressort pour enlever toutes les particules de fer efficacement et très facilement.

En ce qui me concerne non, je ne le recommande pas.

Pourquoi ne pas utiliser d’aimants à ressort pour affiner vos concentrés de sables noirs aurifère ?

  • Parce que par contact des particules d’or peuvent être entrainées et être accrochées à des particules de fer aimantées, et que finalement, il y a une possibilité de perdre de l’or. L’or n’est bien sur pas aimantable.
  • La seconde raison, plus géo-chimique et biogénique celle-ci, c’est que l’or a une très grande affinité avec le fer, et que certaines particules d’or peuvent avoir une patine, une couche de fer, ou bien être soudées à des particules de fer.

Ci-dessous : voici quelques preuves par des prises de vues photographiques au microscope de l’affinité de l’or avec le fer. Sur les 2 photos ci-dessous, vous pouvez observer la présence d’une patine de biofilm rouge/ocre/orange/marron d’oxyde de fer. Ce biofilm et cette patine de fer oxydé est une conséquence des activités microbienne à la surface de la paillette d’or. Il y a en effet une interaction entre les particules d’or et certaines bactéries, il existe un Cycle Biogénique de l’Or dans la nature.

Ci-dessous : une autre preuve par l’exemple de ce que j’avance, avec l’observation d’une très belle trouvaille, un grain d’or de dimensions millimétriques, doté d’une patine d’oxyde de fer.

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Un magnifique grain d’or de dimensions millimétriques, doté d’une patine d’oxyde de fer.
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Un magnifique grain d’or de dimensions millimétriques, doté d’une patine d’oxyde de fer.

Ces arguments sont à mon avis suffisamment convaincants, pour ne plus utiliser d’aimant à ressorts pour le nettoyage des concentrés de sables noirs.

Si vous êtes intéressé par ce sujet, vous invite à lire attentivement mes articles intitulés :

Si vous souhaitez vous fabriquer un aimant à ressort vous-même, je vous invite à lire l’article intitulé : DIY: Comment se fabriquer un détecteur de sable noir magnétique?

Ci-dessous : Utilisation d’un aimant à ressort pour enlever les particules ferreuses. Mais attention ! des particules d’or, bien que non attirées par l’aimant, peuvent par contact avec d’autres particules ferreuses, être perdues dans la masse. Aussi, ne perdez pas de vue que l’or a une forte affinité avec le fer et que certains grains ou paillettes d’or ont une patine de fer ou sont soudés à des particules de fer. Personnellement, je n’aime pas ce procédé et j’évite cette usage. Je préfère affiner et laver avec patience et avec soin les concentrés manuellement. En fait, j’utilise surtout l’aimant comme détecteur de sables noir, sur les substrats et les alluvions ou les sables très secs, sur les berges ou les plages. Ce type d’usage fonctionne très bien dans ce cas.

Donc finalement, en ce qui concerne l’utilisation d’un aimant à ressort pour affiner et nettoyer les concentrés de sables noir, je pense que vous avez très bien compris que je ne suis pas du tout fan de cette technique. Je la déconseille même.

Ensuite à vous de vous faire votre propre idée sur cette question, car je vous avoue que au début moi aussi j’utilisais cet outil pour cet usage, mais des observations concrêtes au microscope m’a indiqué que cela n’est pas une bonne idée.

Résultats et observations de cette session de lavage au sluice

Pour être honnête avec vous mes amis, je vous partage le résultat d’une session d’un lavage de matériaux aurifère au sluice/rampe, pour 3 seaux remplis d’alluvions tamisés.

Ces images ci-dessous ont été prises directement après affinage des concentrés finaux, et la récupération de 2 ou 3 paillettes d’or en provenance de pan terminal.

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Résultats du lavage du concentré en provenance des rifles et de la moquette dans la rampe/sluice. Quelques grains et paillettes d’or.
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Gros plan : résultats du lavage du concentré en provenance des rifles et de la moquette dans la rampe/sluice. Une belle récolte.

Ci-dessous : des exemple concrets de concentrés de sables noirs aurifères, renfermant des grains et des paillettes d’or. Ils ont été affinés et récupérés dans les matériaux résultats de différents lavages successif au sluice. En les conservant, je pourrais facilement et tranquillement les traiter à la maison, pour en récolter les particules d’or.

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Des concentrés de sables noirs aurifères récupérés au fond du pan, après lavage de substrats et de matériaux au sluice. Vous pouvez très bien les affiner dans un second temps, à la maison, ultérieurement, si vous n’avez pas le temps et que vous souhaitez privilégier des lavages successifs.

D’autres résultats de cueillettes d’or grâce à des rampes ou sluices

Ne vous méprenez pas, vous ne deviendrez pas riche en employant des rampes de lavage ou des sluices, leurs utilisations requièrent beaucoup de travail, d’efforts physiques et de quantité de matière (substrats) à laver.

Cela c’est pas du tout rentable sur un plan économique et financier.

Certes oui, vous pouvez, si les concentrations aurifères du site exploité le permettent, récolter des bonnes quantités d’or, cependant, envisager d’en vivre et de s’enrichir est un mythe, une chimère. Il faut être réaliste et dire les choses telles quelles se présentent, de manière honnête.

Dans la réalité, il faudrait retourner des tonnes de graviers aurifères, pour obtenir un résultat rémunérateur, au prix de machines et d’investissement onéreux, comme il est possible de voir dans les émissions de télé-réalité américaines… et surtout cela serait un désastre écologique et environnemental.

Ci-dessous : des exemples de résultats de concentrés de paillettes et de grains d’or obtenus par des lavages successifs de substrats aurifère à la rampe ou au sluice, pour différentes personnes et participant, sur une durée de plusieurs journées de labeurs.

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Du très bel or, issus de lavages successifs de substrats aurifères, à la rampe ou au sluice. Dans tous les cas, cela demande énormément de travail et de sueur, beaucoup d’efforts physiques, et beaucoup de temps. Cela ne reste toutefois pas rentable du tout, pour ceux qui considèrent chercher de l’or uniquement pour s’enrichir personnellement. Il faut être réaliste, vous ne ferez pas fortune. Même les prospecteurs les plus talentueux le disent.

Conclusions

Dans cet article, je vous ai présenter une technique d’orpaillage de lavage manuel de substrats aurifères bruts grâce à une rampe/sluice, sans pompe et sans courant dans la rivière.

Il a été nécessaire de rappeler certains usages et certaines règles d’orpaillage et surtout de bien comprendre dans quelles circonstances il est justifié de réaliser des lavages au sluice/rampe.

Comme nous l’avons vu, cette technique de prospection aurifère relève d’une pratique très ancienne, largement utilisée par le passé lors de différentes ruées vers l’or.

Aussi, je vous ai présenté l’ensemble du matériel requis à cet usage, et je vous ai aussi partagé le matériel que j’utilise régulièrement pour mes recherches et prospections aurifères.

Ensuite, je vous ai exposé l’ensemble de la méthodologie à suivre, ainsi qu’un ensemble de conseils pratiques à prendre en compte pour mettre en oeuvre correctement cette technique d’orpaillage.

Pour finir, je vous ai présenté les résultat d’une session de lavage à la rampe, en situation réelle ; puis des exemples concrets de trouvailles et de résultats de sessions de lavages au sluice.

Je souhaite remercier le prospecteur d’or et mon ami Or Sud, qui m’a appris cette technique d’orpaillage et qui m’a promulgué maints conseils et recommandations utiles, que je vous partage à tous.

j’espère que cet article, qui a demandé de nombreuses heures de rédaction et de vulgarisation, ainsi que toutes les illustrations associées, vous seront utiles et bénéfiques à l’avenir. Surtout que cela vous donnera des nouvelles idées, des nouvelles perspectives dans vos futures recherches.

Je désire également plus que tout vous remercier à tous, amis lecteurs, pour votre fidélité, pour votre patience, et pour vos nombreux messages et partages. Prenez soin de vous et le lâchez rien surtout ! N’oubliez pas ! De l’amour, de la bienveillance, de la modestie, et de l’humilité !

C’est en cherchant l’or partout et ailleurs que l’on en trouve toujours quelque part ! Car là-bas y’en a !

* Il y a de l’or ici?

NB. Pour des raisons évidentes de préservation des lieux sauvages et des biotopes, je ne divulguerai pas les localisations précises de mes recherches. Car je tiens à conserver en l’état et à l’abri des curieux, des touristes, des fâcheux, de vénaux ou des mercantiles ces endroits magnifiques et magiques.

Si vous orpaillez, rebouchez vos trous! Ne laissez aucune trace visible de votre passage!

Copyright : Vivien Laïlle, Copyright Goldsnoop.com, aout 2023, droits réservés, reproduction interdite.

Crédit photos : Vivien LAÏLLE, droits réservés, reproduction interdite.

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