Des paillettes d’or dans les sables de chantier à bâtir du maçon?

31 octobre 2020, Ariège, Occitanie, France.

Bonjour les amis,

En ces temps troublés et obscurs causés par la crise épidémique du Coronavirus, nous sommes tous confinés à la maison, ce qui est très difficile et laborieux pour de nombreuses personnes.

Je pense à celles et à ceux qui sont confinés partout en France, pour plusieurs semaines ou peut-être plusieurs mois, nul ne le sait ; j’ai la chance de pouvoir être à la montagne, avec du grand air et de l’espace, et de pouvoir poursuivre mes recherches, en respectant l’interdiction d’orpailler en rivière, bien sur.

Certes, la saison de l’orpaillage en rivière est officiellement terminée, mais il existe de nombreuses façons de poursuivre vos recherches en prospections aurifères et de vous évader, en restant chez vous (dans la limite de 1h de sortie et à 1 km maximum), et surtout loin des rivières.

Je vous présente, dans cet article, par exemple, l’étude de sables de chantier.

En 1976, le célèbre et respectable chercheur d’or Jean-Claude Le Faucheur publie son livre intitulé Chercheur d’Or en France, des éditions Flammarion, dans lequel il démontre que le lavage et la récupération de contenus des sables des sablières en Haute Garonne et en Ariège, peuvent être rentables, pour la récupération de l’or, à condition que les processus techniques soient bien adaptés et gérés.

En effet, les sablières sont une industrie qui utilisent des dragues, qui exploitent, curent les fonds des rivières ou fleuves, parfois jusqu’à la limite du bedrock rocheux: en Occitanie, par exemple, la Garonne ou le Salat.

Je vous invite à lire le livre de JC. Le Faucheur, car il démontre qu’il ne faut pas sous-estimer la présence de paillettes d’or dans les sables de chantier, qui peuvent être d’excellents paydirts!

Aussi, son ouvrage est riche en connaissances, anecdotes et expériences.

Aujourd’hui, je vais vous présenter une étude que j’ai faite, sur un simple tas de sable de chantier, du sable à bâtir, en provenance d’une sablière du Salat (Salie du Salat), et exploité par le maçon, dans le cadre de son chantier, pour faire son ciment.

Dans un élan de curiosité, comme toujours, j’ai voulu vérifier par moi même la présence de paillettes d’or, d’abord dans 2 sceaux, puis dans plusieurs autres, afin d’avoir une vision réaliste et quantitative.

Je ne vous le cache pas, l’étude a été intéressante, par la découverte de quelques paillettes et grains d’or notables et de belles dimensions.

Je vous partage mes expériences dans ce nouvel article.

Auteur: Vivien Laïlle – Téléphone: +33 (0)6 95 34 35 45 – Mail: vivien.laille@gmail.com.

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Ci-dessous: quelques clichés photographiques, prises au microscope binoculaire, et présentant des groupes de paillettes et de grains d’or, qui ont été trouvés dans le tas de sable de chantier du maçon.

SOMMAIRE:

Vidéo explicative: chercher de l’or dans les sables de chantier

Ci-dessous: une vidéo qui explique les options possibles pour prospecter et continuer à chercher de l’or, même confiné à la maison, et aussi mes études sur un tas de sables de chantier. Actuellement, j’ai un chantier à la maison, j’en ai donc profité pour faire quelques tests de lavages au pan, qui ont d’ailleurs été positifs à l’or. Vidéo disponible ici: https://youtu.be/voa5Q4801FE

Un modeste tas de sable de chantier…

Le cas d’étude est très simple: comme nous réalisons un chantier actuellement dans le jardin, le maçon utilise du sable pour confectionner son ciment avec sa bétonnière.

Ce sable à bâtir constitue une matière première essentielle à la fabrication du ciment.

J’ai procédé à la récupération de quelques sceaux d’alluvions, pour les laver au pan et à l’eau.

Selon le maçon, ce sable provient d’une sablière située à Salie du Salat, puisant les substrats depuis le cours d’eau du Salat, situé en Ariège.

En effet, les dragues des sablières récoltent les alluvions des cours d’eau, parfois en profondeur, jusqu’à la limite du bedrock, et cela procure l’avantage de pouvoir accéder à du substrat alluvionnaire très facilement, sans effort, et très intéressant à étudier.

Et surtout, étant livré directement, ce sable procure un intérêt important, mais vous pouvez très bien essayer de vous amuser en vous procurant des sacs de sables dans des magasins ou des points de vente de matériel et de matériaux pour le BTP, la construction, la rénovation de bâtiments.

L’origine des sables à bâtir est souvent toujours le même pour tout le monde, car ses propriétés physiques et morphologiques permettent de faire du ciment de qualité et durable: c’est du substrat alluvionnaire en provenance de rivières ou de fleuves.

Un modeste tas de sable de chantier, du sable à bâtir, dont la destinée est d’être utilisé comme matière à la confection du ciment, dans le cadre d’un chantier.

Matériel utilisé

Pour précéder à cette expérience, j’ai utilisé le matériel suivant:

  • 1 grande bassine remplie d’eau,
  • 1 pan Garrett,
  • 1 tamis Garret (maillage de 1 cm),
  • 1 pelle,
  • Fioles pipettes,
  • Des sceaux,
  • Microscope binoculaire NOVEX P-20,
  • 1 mini pan de finition.

Comme vous pouvez le constater, pas besoin d’avoir beaucoup de matériel à sa disposition pour réaliser quelques essais de lavage chez vous, au pan, à partir de sables de chantier.

Méthodologie de travail

Rien de bien compliqué, j’ai simplement lavé au pan américain quelques sceaux de sables de chantier, dans une grande bassine remplie d’eau.

Ensuite j’ai isolé et récupéré les concentrés de sables noir avec une fiole pipette.

Enfin, j’ai observé au microscope binoculaire les concentré, puis isolé les paillettes et grains d’or, pour les prendre en photo.

Spécimens observés dans les sables aurifères

Je ne vous le cache pas, j’ai été très content et surpris du résultat, avec la découverte de plusieurs paillettes et grains d’or fin, de type détritique, de l’or qui a clairement séjourné longtemps dans la rivière, et qui en a subit les actions mécaniques.

Ci-dessous: la découverte d’un beau grain d’or fin de dimension millimétrique, dans le fond du pan, au milieu des concentrés de sables noirs. Une belle trouvaille révélée!

Ci-dessous: quelques paillettes d’or découvertes dans le lavage d’un premier sceau. Ce sont des paillettes de type détritiques, de dimensions millimétriques, largement visibles à l’oeil de l’observateur. En guise de référence de taille et d’échelle, mon doigt et aussi une pièce de 10 centimes d’euros.

Prise de vue faite au microscope binoculaire, un modèle Novex P-20 LED, avec un smartphone et un adaptateur adapté.
Un premier lot de 4 paillettes d’or découvertes dans le tas de sable à bâtir pour le chantier. La photo de famille…

Ci-dessous: des vues plus détaillés de paillettes et de grains d’or qui ont été trouvées dans le lavage des sables du chantier.

Le détail d’un grain d’or observé au microscope binoculaire. Cela ressemble à la fusion de 2 grains d’or plus petit.

Ci-dessous: d’autres grains et paillettes d’or découvertes dans le sable de chantier du maçon, des belles trouvailles. De l’or fin jaune, d’une grande qualité et pureté.

De l’or dans un autre tas de sables de chantier à bâtir (abandonné/dépôt sauvage)

En début mai 2021, j’ai réalisé des tests de prospection dans un tas de sables de chantier abandonné depuis quelques années au bord d’une petite route de montagne (un dépôt sauvage), et que j’avais repéré.

Il existe au bord de routes, de pistes, de chemins des dépôts sauvages ou des tas de sables de chantier à bâtir, que vous pouvez explorer en tant que prospecteur, pour y chercher des grains ou des paillettes d’or. Ces tas de sables et de graviers sont laissés à l’abandon par des particuliers, des artisans ou des maçons qui les balancent dans la nature en tant qu’encombrants et déchets.

Ayant récupéré 2 ou 3 sceaux de substrats de ce tas de sable à bâtir riche en galets roulés et en argiles, j’ai tamisé puis lavé les graviers et les sables au pan dans une bassine, et je suis parvenu à découvrir quelques paillettes et grains d’or.

Il existe de nombreux tas de sables et de graviers laissés à l’abandons, par des artisans, des particuliers ou des maçons peu scrupuleux, qui abandonnent leurs sables et encombrants dans la nature, et qui polluent certains sites naturels.

Toutefois, ces types de dépôts de sables sont une aubaine pour nous les chercheurs d’or, puisque ces graviers proviennent des sablières et des gravières qui puisent les sables avec des dragues dans les rivières ou les fleuves de nos localités, parfois très profondément jusqu’au bedrock rocheux.

Du coup, cela vaut la peine de s’y intéresser et d’y faire quelques recherches, car si vous avez de la chance, vous pourriez éventuellement trouver de belles concentration d’or, et ces substrats peuvent être parfois d’excellents paydirts.

Il en est de même pour les sacs de sables achetés dans les magasins de bâtiment, de matériaux de construction, ou dans certaines jardineries.

Mais pour cela, il faut tester, explorer et laver au pan différents tas de sables.

Vous pouvez ramener des sceaux chez vous et les laver au pan dans une bassine ; c’est une très bonne manière de prospecter de l’or facile d’accès et sans effort, loin des rivières et des cours d’eau, tout en bénéficiant de matériaux en provenance des rivières ou des fleuves.

Ci-dessous: Un autre tas de sables à bâtir à proximité de chez moi, dont je vais tester quelques sceaux avec des lavages aux pans, avec l’aimable autorisation de son propriétaire bien sur.

Grâce aux dépôts sauvages de tas de sables abandonnés au bord des routes ou des chemins, vous pouvez trouver de l’or très facilement, loin des rivières et des cours d’eau, et surtout sans vous prendre la tête avec les lourdes et contraignantes formalités administratives et préfectorales qui peuvent nous être imposées parfois et nuire à notre loisir marginalisé.

En plus, vous ferez d’une pierre deux coup: nettoyer des sites de substrats qui n’a rien à y faire dans certains lieux, et trouver des grains ou des paillettes d’or, donc autant se faire plaisir! En plus les écologistes seront contents et ravis pour une fois!

Ci-dessous: une vidéo de présentation de mes travaux et recherches aurifères dans un tas de sable de chantier à bâtir abandonné (un dépôt sauvage).

Ci-dessous: quelques paillettes et grains d’or découverts dans ce tas de sable de chantier laissé à l’abandon. Comme vous pouvez le voir, il est possible de trouver du bel or!

Vue détaillée des 2 grains d’or, photo prise au microscope binoculaire.

Conclusions

En fait, si on prend en considération ces informations et découvertes, il est étonnant de constater qu’il doit y avoir de bonnes quantités d’or dans le ciment de vos maisons, immeubles, murs, terrasses, et autres constructions et bâtiments!

Pour ma part, je trouve cela un peu… vertigineux! Et je comprends mieux maintenant pourquoi certaines personnes ont cherché, dans les années 70s et 80s à optimiser les processus industriels des sablières, pour en récupérer de l’or.

JC Le Faucheur avait prouvé par ses études précises que l’extraction industrielle de l’or des gravières et des sablières, issu des fleuves et des rivières, pouvait apporter quelques bénéfices non négligeables aux exploitants de sables, en optimisant bien sur les processus techniques.

Ce constat était d’ailleurs prémonitoire, permettez moi de vous citer, pour conclure, un article publié en 2019, paru dans La Dépêche du Midi et écrit par Géraldine Jammet, intitulé Enquête sur un vaste trafic international d’or en Occitanie (un titre quelque peu exagéré, sensationnaliste et aguicheur): « … les (6) orpailleurs locaux, dont certains étaient basés non loin de Toulouse, se seraient présentés dans les carrières de la région munis de faux documents. Ils auraient alors proposé un « contrat » alléchant aux plus grands groupes industriels qui œuvrent dans les sablières et les gravières. Il s’agissait de profiter de leurs installations déjà existantes, en posant sous leurs rampes d’exploitation des tapis de crible censés récupérer les éventuelles paillettes qui sommeillaient dans les profondeurs du sol. Les uns continuaient à extraire des pierres dans les entrailles de la terre et les autres croisaient les doigts pour que des pépites tombent par la même occasion sur leur tapis. Et ça a marché. Le bénéfice était ensuite partagé entre les suspects et le groupe industriel qui avait gracieusement prêté ses rampes d’exploitation. (…) En Haute-Garonne, au moins trois sites ont été recensés : Grenade, Carbonne et Mauzac. Mais il y en a aussi en Ariège, à Saverdun, en Gironde et dans le Lot-et-Garonne où « l’équipe » avait recréé un véritable atelier. Car une fois collectées, les miettes d’or étaient encore retraitées avant d’être fondues sous la forme de lingots. L’un des trois frères impliqués, domicilié dans la périphérie toulousaine, prenait ensuite le chemin des Pyrénées. Cap sur l’Andorre où il revendait les petites briquettes dorées dans l’une des nombreuses boutiques d’achat et de vente d’or.«  Source La Dépêche du Midi: https://www.ladepeche.fr/2019/08/29/info-depeche-enquete-sur-un-vaste-trafic-international-dor-en-occitanie,8382934.php

Comme quoi, la présence d’or dans les sables de chantier à bâtir, est très certainement largement sous-estimée par le public, excepté par les vrais connaisseurs, pour certains, cela constitue même un excellent paydirt.

Références

Livres

Je vous invite à lire ces 2 livres:

Vidéo

Sable noir et paillettes d’or, en aval et en dessous d’un gros rocher, au pied d’une terrasse
* Qui cherche trouve!

NB. Pour des raisons évidentes de préservation des lieux sauvages et des biotopes, je ne divulguerai pas les localisations précises de mes recherches. Car je tiens à conserver en l’état et à l’abris des curieux, des touristes, des fâcheux, de vénaux ou des mercantiles, de la folie des hommes, ses endroits magnifiques et magiques.

Si vous orpaillez, rebouchez vos trous! Ne laissez aucune trace visible de votre passage! Prospectez de manière responsable.

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