Cours d’orpaillage: Bien chercher dans le bedrock rocheux, tu devras!

Dernière mise à jour: 21 septembre 2020. Cet article est un résumé d’expériences de plusieurs séries de prospections aurifères réalisées pendant les saisons 2018, 2019 et 2020.

Quels sont les endroits à privilégier, pour chercher de l’or dans les bedrocks rocheux?

Voici un petit cours d’orpaillage, pour expliquer plus précisément où et comment chercher de l’or dans les zones d’affleurements rocheux de nos rivières. J’ai voulu en effet vous partager mes expériences à ce sujet.

Il y a plusieurs endroits à privilégier sur les bedrocks rocheux, pour résumer: les marmites, les failles ou rifles, les racines de touffes de plantes ou de mousses ; ils jouent tous un rôle de piège ou de concentrateurs à particules lourdes, y compris pour l’or.

Le principal avantage de chercher de l’or sur du bedrock rocheux, est qu’on n’a pas besoin d’aller à l’intérieur de la rivière pour prospecter, et aussi, contrairement aux autres type de placiers traditionnels, il n’y a pas besoin d’entamer les berges, ou terrasses ou les frayères à poissons (lieux de reproductions d’espèces à éviter dans le cadre de la prospection aurifère).

Aussi, sur le bedrock, on peut y trouver de l’or, parfois à plusieurs mètres au dessus du niveau de l’eau de la rivière proprement dite, loin du cours d’eau, car il est important de considérer le niveau des eaux lors des crues d’orages d’été ou du printemps lors de la fonte des glaces en montagne.

Je vais vais expliquer cela avec des exemples et des cas concrets, et aussi vous prouver qu’on y trouve bien de l’or dans ces types d’endroits.

Je vous invite à lire aussi un article intitulé Cours d’orpaillage – 3 indices pour trouver de l’or: hématites, objets en fer et les plombs, dans lequel j’explique l’importance de certains indices dans le cadre de la recherche aurifère.

Article écrit par: Vivien Laïlle – Téléphone: +33 (0)6 95 34 35 45 – Mailvivien.laille@gmail.com

SOMMAIRE:

Introduction

Dans une rivière aurifère avérée, ou bien en cours d’exploration ou de prospection, étudier les zones de bedrock rocheux c’est l’assurance de trouver de l’or quasiment à coup sur!

Mais pour bien faire, il faut quand même préciser quels sont les meilleurs endroits où chercher.

Dans cet article, je vais vous partager mon expérience, et vous montrer où et comment chercher des paillettes d’or dans les endroits des rivières où le bedrock est apparent et directement accessible, soit dans le cours d’eau lui même, soit en dehors de la rivière.

Pour ma part, étant handicapé, je ne peux pas aller dans la rivière, je privilégie donc toujours les endroits au dessus du niveau de l’eau, et en général asséchés.

Il est difficile pour moi de rentrer dans les rivières, car je ne dispose d’aucune stabilité ni assurance, et je n’ai pas trouvé à ce jour des chaussures adaptées à cet usage, car je porte une talonnette.

Très souvent, les rivières des montagnes, ont des périodes de fortes eaux, et de crues, surtout pendant les périodes des orages estivaux, et pendant le printemps, lors de la fonte des neige.

Durant ces périodes, lorsque je vois que les niveaux des eaux sont élevées, j’en profite pour réaliser de nombreuses photos, ou des vidéos ; ce sont d’autant de documents d’analyses essentiels, qui me permettent d’observer par la suite les comportements des eaux sur les affleurements, le rivage, et aussi les bedrocks rocheux.

La première chose à faire, lorsqu’on recherche de l’or alluvionnaire des rivières, c’est de raisonner avec le niveau des eaux élevés, c’est à dire les niveaux des eaux des crues à son maximum.

En effet, les périodes des crues et de fortes pluies sont des moments où beaucoup de matériels alluvionnaires sont transportés par les eaux, et donc l’or lui même, et ce au delà des remaniements possibles des configurations des placiers qui peuvent être transformés d’une saison à l’autre.

Je vais donc vous présenter plusieurs endroits à rechercher en priorité sur le bedrock: les trous, rifles ou failles dans le bedrock, ensuite les touffes de racines de végétaux ou de mousses posées ou fixées sur le bedrock, enfin, les marmites creusées naturellement dans le bedrock par les forces mécaniques des eaux.

Ci-dessous: pour commencer, et pour vous prouver mes expériences, voici quelques spécimens de paillettes ou de grains d’or fins, découverts dans un contexte de bedrocks rocheux (roche mère), trouvés en Occitanie, dans le Sud Ouest de la France. Ces spécimens ci-après ont été découvert pendant la saison d’orpaillage 2019.

Matériel utilisé

Pour bien chercher l’or dans les bedrocks rocheux, j’utilise le matériel suivant:

  • Cuillères: à café et à soupe,
  • Couteaux pointus,
  • Un crochet,
  • Marteau de géologue,
  • Râteau,
  • Petite pelle de prospection,
  • Tourne vis: plusieurs types et longueurs,
  • Aiguilles de différentes tailles et épaisseurs,
  • Bouteille pipette pour récupérer les sables noir, et une autre pour bien aspirer le fond des aspérité, failles ou marmites,
  • Pipette,
  • Pan américain classique,
  • Mini pan,
  • Flacons,
  • Microscope binoculaire.
Voici le matériel que j’utilise personnellement pour la prospection de l’or sur le bedrock. J’utilise une petite trousse à outils que je peux ranger facilement dans un sac à dos, avec des pointes, tourne-vis, couteau, afin de bien retirer les alluvions des interstices du bedrock. Il faut prendre son temps, et bien récolter le matériel pour le laver au pan ou à la batée par la suite. Au dessus des cuillères, entre le pan vert et celles-ci, vous pouvez observer un petit trou dans du bedrock rocheux (ici du schiste bleu ou ardoise). Celui-ci va être vidé et son contenu lavé au pan. Vous pouvez aussi utiliser pour le fond du trou un flacon à pipette avec un tuyau et un peu d’eau, pour bien aspirer les matériaux difficilement accessibles.
J’ai confectionné ce crochet à partir d’un objet en métal récupéré au bord du cours d’eau, sur la plage. Du coup, cet outil m’est très utile pour récurer les failles, rifles et crevasses ou autre interstices, sur les affleurements du bedrock. Cet outil est indispensable pour recueillir un maximum de substrats et d’alluvions pour les laver au pan ou à la batée. Sans cet outil on ne peut pas obtenir un bon résultat.
Pour récurer la crevasse sous le bloc supérieur, sur cette photo, j’ai utilisé mon crochet, un couteau, un tourne-vis et une spatule. Le tout peut être rangé dans une trousse prévue à cet usage, pour être rangé dans le sac à dos. J’ai aussi des cuillères de différentes tailles à ma disposition.
Bien sur, le remplissage d’un pan prend du temps, à récurer une crevasse, il faut bien prendre son temps et bien nettoyer la faille. En général, plus on s’applique, mieux c’est!

En général quand j’explore, je suis léger, je range tout dans un sac à dos, je ne peux pas me permettre de m’encombrer d’un matériel trop lourd et imposant.

Qu’est ce que le bedrock (ou roche mère)?

Dans cet article, il sera évoqué essentiellement le concept de bedrock rocheux, sachant qu’il existe aussi en orpaillage le concept de bedrock argileux, que je décrierai dans un prochain article.

Comment définir le bedrock, ou roche mère? Ce sont des affleurement rocheux, la base de la croute terrestre, d’une région ou d’une localité, directement visibles et accessibles, et souvent dépourvus de couche de terre ou de subrats.

La roche mère est souvent observée nue, au sol, ou en pente plus ou moins inclinée.

Le bedrock est la couche de base, sur laquelle repose toutes les autres couches: substrats, alluvions, terre, couche organique.

La roche mère est souvent composée par des roches dures, qui peuvent être: calcaire, granite, marbre, schiste, roches métamorphiques dures, conglomérat, brèche, granodiorite, basalte, diorite, amphibole, grès, gabbro, dolérite, skarn, gneiss, dolomite,… et tant d’autres.

Ceci est un exemple de bedrock rocheux (du marbre), en bord de rivière, et présentant de nombreux pièges à or potentiels. On peut trouver du bedrock dans des ruisseaux, des rivières ou des fleuves, mais le principe est toujours le même: il s’agit d’un affleurement rocheux assez plat ou légèrement pentu, proche du niveau de l’eau de la rivière, et présentant des trous, failles, rifles, aspérités, interstices. Le bedrock est en général une roche dure qui peut être du calcaire, du schiste, du conglomérat, du marbre. Dans cette photographie, on peut observer déjà plusieurs pièges à or potentiels: des failles dans la roche, des creux ou des trous, des touffes de racines de végétaux. Lorsque les crues surviennent, le bedrock est alors sous le niveau de l’eau, et les pièges à or font leur travail, et jouent le rôle de concentrateur ou d’accumulateur d’alluvions ou de particules lourdes (dont l’or).

L’or étant très lourd quelque soit sa taille (paillettes, farine, pépites, ailes de mouche, grains…), de part sa densité et son poids, il aura toujours tendance à aller plus profond dans les substrats, graviers ou alluvions, ainsi, le bedrock ou la roche mère est un obstacle à sa progression en profondeur, et il aura tendance à se poser dessus tout simplement.

Le bedrock, ou roche mère, peut parfois être enseveli par une épaisse couche de substrats, alluvions, depuis la surface, comme on peut le voir dans cette illustration. Bien souvent, de l’or peut être présent dans les dernières couches de substrat, juste avant le bedrock ou posé sur la roche mère.

Si la roche mère comprend des failles, trous, marmites, crevasse, interstices naturels, l’or aura tendance à tomber dedans, pour y être piégé, parfois pendant des millénaires ou des millions d’années.

Très souvent, les bedrocks rocheux en bordure de cours d’eau, on peut observer des objets ferreux, ou métalliques, des hématites de différents tailles, ou des gros rocher posés sur l’affleurement, ou éparses.

On peut observer des débris en fer d’activités humaines: plombs de pêche, clous, objets de maçonnerie, barres en fer, très souvent rouillés et oxydés ; ce sont des très bons indices dans le cadre de la prospection aurifère.

En effet, de part leurs masses et densité, ils sont souvent associés à l’or.

Les bedrocks rocheux sont des lieux où il peut y avoir de très grandes concentrations de matériaux lourds, qui sont des indices importants pour la prospection aurifère: clous rouillé, particules de fer rouillés, plombs de pêches, hématites, métaux d’activités humaines… Un exemple ici dans un fond de pan, qui a été fructueux. Si vous trouvez cela dans un pan ou une bâtée, c’est très bon signe!

Je vous invite à lire aussi un article intitulé Cours d’orpaillage – 3 indices pour trouver de l’or: hématites, objets en fer et les plombs, dans lequel j’explique l’importance de certains indices dans le cadre de la recherche aurifère.

Parfois dans les bedrock rocheux, on peut découvrir des objets plus volumineux, c’est le cas ici d’objets en fer de dimensions décimétriques ou centimétriques. C’est très bon signe! Ce sont d’excellents indices dans le cadre de la prospection aurifère. Vous devez bien observer le terrain, et privilégier les endroits avec ce type de présences ou d’indices. Pour des raisons de densité et de poids, en général, vous y trouverez de l’or, les deux vont de pairs: objets en fer + métaux lourd (plomb) = présence d’or/lieu de concentration aurifère possible. Les bons orpailleurs recherchent toujours ces types d’indices en priorité: hématites, fer rouillé, plomb de pêche, métaux lourds,… Il en est de même pour les gros rochers ou chaos posés sur du bedrock, il faut chercher entre les gros rochers et le bedrock.

Dans le cas du gold sniping dans les rivières, c’est à dire les techniques d’orpaillage sous-marines au masque et au tuba, soit une recherche sous l’eau, les prospecteurs privilégient les endroits à bedrock.

En fait, ils balayent avec la main les particules fines présentes sur le bedrock qui vont s’envoler, pour laisser l’or apparent (des pépites ou de l’or en grain), ou pour mieux l’atteindre dans les failles ou les rifles de la roche mère.

Dépolluez les sites de prospection!

Oui, trouver des objets en fer rouillés, des plombs de pêche, c’est la bonne occasion pour les ramasser et pour dépolluer les sites des rivières des résidus des activités humaines!

Donc en tant que orpailleurs, ou prospecteurs, vous avez le devoir de ramasser ces types d’artefacts et de dépolluer les sites de prospection! Et il faut bien qu’il y en ai qui le fasse!

Du coup, pour justifier la pratique de l’orpaillage, on nous demande à nous, les prospecteurs, de ramasser les déchets des autres, pour résumer! Cela est nécessaire? Surement et sans aucun doute!

Ce ne sont pas forcément les chasseurs et les pêcheurs qui le feront, cela étant dit au passage! Surtout quand on compte le nombre de plombs de pêche ou de douilles de cartouches que nous trouvons dans nos fonds de pans ou de batées… Certains de part leurs réflexes et habitudes sont nuisibles pour l’environnement, tout simplement.

Les vrais prospecteurs et orpailleurs traditionnels sont surement plus écologistes et plus respectueux vis à vis de la nature, de l’histoire, du patrimoine, de l’environnement et des espèces animales que certaines autres activités plus dangereuses et nuisibles comme la pêche et la chasse.

Pourquoi? Parce qu’ils enquêtent, ils cherchent, ce sont des scientifiques, des chercheurs ; ils ne font pas cela pour le profit, mais pour le plaisir de la recherche, tout simplement ; ils ne sont pas intéressés par l’aspect quantitatif!

En outre, petite parenthèse: on nous interdit beaucoup de choses à nous les orpailleurs, on nous montre du doigt, et pourtant nous sommes très peu nombreux en France, voire largement minoritaires, contrairement aux pêcheurs et aux chasseurs, qui pullulent dans la nature et en très grand nombre.

Alors bien évidemment, il y aura toujours 4 ou 5 imbéciles, qui vont faire les gros abrutis et qui ne respectent rien, et qui sont des gros bourrins. Mais rappelons que lorsqu’on recherche, on doit le faire ailleurs que dans les endroits déjà connus! A force d’aller prospecter agglutinés ou en groupe toujours dans les même endroits connus et reconnus, et bien oui, cela fait désordre pour la nature! Et après, le pseudo écolo-bobo du dimanche, et ben, il n’est pas content!

Il faut admettre que 200 clampins qui creusent toujours des trous aux mêmes plages, frayères, berges et terrasses pendant les quelques mois ou semaines de la saison d’orpaillage, “parce que c’est écrit dans les textes et la littérature qu’il y en a ici“, cela a un autre impact que s’ils étaient disséminés à chercher ailleurs en des lieux inconnus et inexplorés…

La vraie recherche de l’or, c’est chercher dans l’inconnu ce que nous ne savons pas… et pas ce que nous savons déjà… C’est ainsi que de grandes découvertes peuvent se faire: développer sa curiosité et expérimenter.

Demandez aux vieux briscards de l’orpaillage, aux vieux prospecteurs expérimentés, ils vous le confirmeront! D’autant plus qu’il y a de l’or très loin des rivières et des cours d’eau, en affleurements rocheux, il y a largement de quoi faire des recherches, et ce partout en France.

Je souhaite rappeler à tous qu’il y a tout de même 1,173 million de chasseurs “actifs”, c’est-à-dire en possession d’un permis de chasse valide en 2019 en France et plus de 1,5 millions de pêcheurs en France enregistrés. Nous les orpailleurs nous sommes entre 2500 et 5000 individus passionnés… peut être 10 000, et alors? il faut donc reconsidérer le contexte, les proportions et le “stress environnemental“!

Sous prétexte que notre passion est marginale, et bien on se fait saquer par des troubles-fêtes ou des brises-joies… qui bien souvent ne comprennent rien à l’art martial de la prospection aurifère, ni à son Histoire ou Patrimoine.

Tout cela ne sont que des prétextes pour nous importuner et nous empoisonner la vie (pour rester poli)… Cette vaste mascarade est très agaçante, très bruyante et très laborieuse. C’est du vacarme qui empêchent de faire des vraies découvertes en géologie et minéralogie.

D’autant plus que dans certaines régions de France, la pratique de l’orpaillage est ancestrale, millénaire et a toujours existé depuis l’époque de l’Antiquité, et même avant!

L’orpaillage traditionnel c’est une pratique culturelle, et c’est du patrimoine, un savoir-faire! Cela fait parti de notre Histoire à tous.

Failles, crevasses, rifles et aspérités dans le bedrock

Le bedrock, ou roche mère, présente toujours, à cause de l’érosion perpétuelle et des actions mécaniques des éléments: des failles, des aspérités, des rifles, ou des crevasses. En cas de crues, et de montées des eaux, ce sont des pièges à or à forts potentiels.

Ci-dessous: voici 3 croquis à retenir, qui expliquent le concept de “piège à or dans le bedrock”: les dénivelés verticaux, les crevasses et les rifles. Je vous recommande de bien retenir ces croquis.

Les ravines verticales: le bedrock n’est pas toujours en pente inclinée ou horizontale, il présente souvent des petites ravines verticales. De l’or a tendance à s’y accumuler en aval de ces types d’endroits. Les ravines verticales entièrement submergées par les eaux des pluies, peuvent mesurer de quelques dizaines de centimètres à 1 m ou 2 de hauteur, en fonction des rivières et de la configuration géologique. Comme pour les marmites, l’effet venturi va avoir tendance à y accumuler des particules lourdes, sables noirs et aussi des particules d’or.
Les crevasses, fractures: comme la roche mère, de structure et de densité plus ou moins homogène, subit les caprices du temps, de l’érosion, de la météo (weathering), et des phénomènes liés à la tectonique, il y a apparition et formation de failles, crevasses, fissures, interstices au sein de celle-ci. Ces anomalies géologiques dans le bedrock tendent à être de pièges à sables noirs, particules lourdes, et donc pièges à particules d’or. Il est intéressant, pour les prospecteurs, d’y accorder attention et d’y consacrer du temps dans l’études des alluvions emprisonnés dans les crevasses, aussi bien dans le cours d’eau, que en dehors du cours d’eau. Cela est valable aussi bien en ce qui concerne les écoulements des eaux des rivières, que pour les écoulements des eaux fluviales et éluvionnaires.
Les rifles: ce sont des morceaux de roches qui dépassent la couche de bedrock, parfois sur plusieurs centimètres. Ils peuvent être des inclusions dans la roche mère, de plus grande dureté, donc moins érodés. Ces petits murs présentent l’avantage de pouvoir accumuler des sables noirs, ou des matériaux denses et lourds, en amont et en aval. Ils peuvent être anguleux, soit dans le sens de l’écoulement du flux de l’eau, soit dans le sens opposés. ils peuvent être fins, ou bien plus larges. Les rifles sont parallèles les uns des autres (vue de profil), et de préférence pas trop espacés les uns des autres. si on regarde du dessus, les rifles sont perpendiculaires au flux de l’eau.
Un exemple de trou dans un bedrock rocheux, que j’ai vidé. Une fois lavé au pan, j’y ai trouvé des sables noirs métalliques, et aussi quelques paillettes d’or, petites et fines, mais bien présentes. Il faut prendre son temps, bien récupérer les alluvions dans ces types de configurations géologiques.

Il est important, en prospection aurifère, de bien prendre son temps, afin de récolter un maximum de substances alluvionnaires, et aussi de creuser le plus profond possible, dans le bedrock.

En outre, il faut bien débourber les matériaux, en procédant au lavage au pan, gold claw ou à la batée ; les argiles retiennent l’or comme une colle, cependant, il faut bien dissocier les argiles de l’or pour les enlever pendant le lavage.

Le débourbage est une étape essentielle, si vous ne le faites pas convenablement, vous pouvez potentiellement perdre de l’or.

Cet exemple est particulièrement intéressant, car non seulement il y a une crevasse, mais le bedrock présente un aplomb d’une vingtaine de de centimètres de hauteur, qui fait office de rifle, et qui crée, dans un courant d’eau, une zone de dépression. Par la mécanique des fluides, cette dépression aura tendance à y accumuler des matières lourdes, avec le temps, et donc de l’or.
Dans les interstices entre les gros blocs d’affleurements rocheux

Ayant abandonné définitivement les plages et les frayères, pour des raisons évidentes de préservation des biotopes, je préfère les endroits plus chirurgicaux et restreints, sur bedrock riches en failles, crevasses, riffles et interstices qui demeurent pour ma part des endroits de prédilection.

Certains affleurements de roches mères ou de bedrock, au dessus du niveau des cours d’eau des rivières, subissent les caprices du temps et des érosions.

La conséquence de ces phénomènes immuables, est l’apparition de crevasses, de riffles, de failles ou d’interstices au sein même des bedrocks, et qui vont avoir tendance à se remplir d’alluvions, de graviers et de substrats grâce aux crues successives au fil du temps et des années.

Les bedrock se désagrégeant, il vont faire apparaitre parfois des blocs plus ou moins larges et grossiers, empilés, ces types de configurations géologiques nous intéressent grandement.

Je vous présence ci-dessous un exemple de cas d’étude, qui démontre l’intérêt de chercher dans ces genres d’endroits, pour la prospection aurifère.

Un autre exemple de configuration géologique, riche en failles, crevasses et aspérités, propices au piégeage de paillettes d’or. Ce bedrock est composé d’alluvions interstitiels qui sont aurifères. Mais pour s’en rendre compte et vérifier cela, il faut récurer les aspérités avec les outils adéquats, et surtout prendre son temps.
Un grain d’or découvert dans un concentré de sables noir au fond du pan, d’ailleurs malheureusement riches en plombs de pêche et de chasse, après lavage des substrats interstitiels situé entre les gros blocs de l’affleurement de bedrock.

Ci-dessous: des magnifiques exemples et spécimens de grains et de paillettes d’or fin en provenance des substrats alluvionnaires aurifères présent entre les failles, riffles et interstices provoqués par les séparations des bloc de roches qui composent l’affleurement rocheux de bedrock.

Dans les riffles des feuilles d’ardoises oxydées et altérées

Les feuilles des ardoises pyriteuses oxydées et altérées contiennent des espaces ou des interstices, dont les riffles tendent à accueillir des petits galets, alluvions ou graviers.

Pendant les crues successives, ces affleurements rocheux d’ardoises, en général submergés durant ces périodes, vont se remplir de matériaux et d’alluvions.

Bien souvent très érodés et altérés, les fragments de feuilles d’ardoises, qui seront emportées par le courant, peuvent être retirées facilement à la main.

Les prospecteur bien avisés s’intéresseront à ces type de riffles naturels, surtout s’ils sortent directement de la roche mère, et s’ils baignent dans des sables.

Je vous présente ci-après un cas d’exemple.

Un exemple de bedrock ardoisier, présentant des riffles de feuilles d’ardoises. Si le cours d’eau est aurifère, les substrats présents entre les riffles et interstices présentés par les feuilles d’ardoises joueront le rôle de piège à particules d’or fin (paillettes ou grains).

Ci-dessous: une modélisation 3D de riffles d’ardoises sur bedrock ardoisier, réalisé par photogrammétrie, à partir de plusieurs photographies assemblées.

Lien vers le modèle 3D des riffles d’ardoises ici: https://p3d.in/IIqh8

Lien vers la galerie de modèles 3D exposés par Goldsnoop ici: https://p3d.in/u/goldsnoop

Les glaises, sables et alluvions situés entre les feuilles des ardoises peuvent être aurifères, il est donc interessant pour les prospecteurs de laver ces substrats et de les concentrer au pan ou à la batée pour en être sur.

Ci-dessous: quelques exemples concrets de paillettes et de grains d’or découverts dans des riffles d’ardoises altérées et oxydées.

Dans les affleurements de feuilles d’ardoises perpendiculaires aux flux de crues

Pour ceux qui connaissent et utilisent déjà les rampes de lavages ou sluices, il faut savoir que la nature fait bien les choses, et qu’elle procure aux prospecteurs des affleurements naturels qui utilisent les mêmes caractéristiques physiques, et qui jouent le même rôle.

Je pense tout particulièrement aux affleurements de riffles des feuilles d’ardoises, dont les interstices, séparations et failles jouent un rôle de tapis passif naturel, procurant un effet venturi propice au piégeage des particules d’or.

Ci-dessous: une vidéo qui présente un exemple de prospection aurifère dans des riffles de feuilles d’ardoises. Lien ici: https://youtu.be/mzMevWi1b9o

De nombreux affleurement de schistes ardoisiers, perpendiculaires aux flux des eaux des cours d’eau, sont émergés la plupart du temps, sauf pendant les périodes de crues printanières ou des épisodes d’orages d’été.

D’ailleurs, si on observe bien de plus près, vous pourrez observer entre les interstices des feuilles d’ardoises, des petits galets, graviers, des sables et des alluvions qui s’y sont logés au fil des crues successives au fil des ans.

Ces types de configurations géologiques favoriseront l’accumulation de matériaux lourds, et tendront à recevoir des particules d’or, de manière naturelle.

Un exemple d’affleurement de schiste ardoisier, dont les feuilles joueront le même rôle que les riffles d’une rampe de lavage. Du substrat aurifère est présent entre les feuilles des ardoises. Celle-ci s’enlèvent très facilement à la main, pour les plus altérées. Les riffles sont perpendiculaires aux flux des eaux des crues.

Ci-dessous: des exemples concrets de paillettes et de grains d’or découverts entre des riffles et interstices constitués par des feuilles d’ardoises d’un affleurement rocheux émergé, après un lavage au pan américain des substrats alluvionnaires.

Touffes de racines de plantes ou de mousses sur le bedrock

Ce ne sont pas mes endroits favoris pour prospecter, car je fais en sorte d’éviter ces configurations (pour préserver le biotope), mais il faut toutefois admettre qu’on y trouve souvent des particules d’or dans les touffes de racines, les mousses, ou les touffes de végétations enracinées ou proliférant sur les bedrocks rocheux.

Je préfère largement: les marmites, les riffles, les failles, et les interstices dans le bedrock. Car je trouve plus responsable de ne pas altérer la végétation en règle générale dans le cadre de la prospection.

Un exemple de touffe végétale, posée sur de la roche mère, et aussi qui rempli une faille dans le bedrock. Ce cas particulier est un très bon endroit pour y trouver des paillettes d’or dans le cadre d’une prospection aurifère. Il en est de même pour les touffes de mousses, ou dans les racines des arbustes qui poussent dans les interstices, sur la roche mère.

Les touffes de végétaux, les amas de mousses, les îlots d’herbes posées sur le bedrock, sont des pièges à or car ils accumulent dans leurs racines des sables avec des métaux lourds dont l’or ; ils agissent comme des moquettes de rampes ou du miner-moss naturel.

Très souvent, les sables des racines sont fins, denses, et riches en sables noirs, plombs et petits objets ferreux rouillés.

Un autre exemple de touffe d’herbe qui a pris domicile dans une crevasse de bedrock, et dont les racines piègeront l’or. Le lavage des racines de cette touffe a révélé la présence de paillettes d’or fin.

Lorsque je procède à ce type de recherche, je préfère disposer de touffes de racines très sèches, cela permet, en brisant celles-ci, de récupérer plus facilement les sables et les alluvions, on peut aussi “battre” les racines pour faire tomber les alluvions dans un saladier, puis je lave au pans.

D’autres prospecteurs vont briser les racines dans un sceau avec de l’eau, puis laver ensuite le contenu des alluvions au pan dans un second temps.

Il vaut mieux laver les contenus en plusieurs fois, et ne pas charger trop le pan (remplir à 1/2 ou 2/3 est suffisant), cela permet de mieux récupérer les sables noirs.

Pour affiner ce sujet, je vous invite à consulter un article que j’ai rédigé dernièrement et intitulé: Test d’un échantillon de touffes de racines d’herbes, prises sur du bedrock, qui présente un cas d’étude et de recherche concret dans une moquette d’herbe prélevée directement sur de la roche mère.

Marmites et des trous dans le bedrock

Ci-dessous: Un tutoriel vidéo qui présente le cas d’une étude de prospection aurifère dans une marmite riche en glaises et en hématites, placée dans un bedrock rocheux au dessus du niveau du cours d’eau. La vidéo présente aussi une méthode de lavage au pan américain. Lien ici: https://youtu.be/mrlm7TBHg08

Une marmite du diable ou marmite de géant (ou simplement marmite ou chaudron) est une cavité naturelle plus ou moins cylindrique percée dans la roche par d’anciens cours d’eau, généralement torrentueux, drainant des galets ou du gravier, ce qui favorise l’érosion tourbillonnaire (phénomène appelé marmitage).

Une illustration qui présente la manière dont se forme les marmites des rivières dans la nature, sur la roche mère.

Le même phénomène au niveau des littoraux donne naissance à la marmite d’érosion, microforme apparaissant dans les zones parsemées d’écueils et de brisants, lorsque le régime des vagues et des courants se transforme et passe des mouvements longitudinaux à des mouvements tourbillonnaires irréguliers.

Un exemple de marmite observée dans une rivière, et de grande taille. Il est intéressant, pour le prospecteur, de récurer les fond des marmites, pour en récupérer les alluvions, et les graviers, afin de les laver au pan ou à la batée.

Dans le midi de la France, on utilise plutôt le terme d’origine occitane oule, ou parfois, improprement, gour.

Marmite naturelle à glaises et graviers aurifères

Je vous présente maintenant le cas particulier d’une marmite contenant des graviers, alluvions, et glaises aurifères, située sur un bedrock rocheux, à 2 m au dessus du niveau du cours d’eau.

La marmite qui est décrite ici se remplie pendant les crues printanières depuis des années ou des siècles, et vu la qualité des substrats aurifères et la quantité des paillettes et des grains d’or trouvés, elle n’avait pas été vidée ou lavée depuis très très longtemps (sans doute jamais).

C’est un excellent cas d’école, car elle contient tout ce qu’une bonne marmite aurifère doit contenir: c’est à dire de la bonne glaise et de la bonne argile bien collante et gluante, mais aussi des objets en fer rouillés, des plombs de pêche et des hématites!

Enfin, c’est une marmite discrete, que je n’ai révélé qu’en creusant, car j’avoue que je pensais au départ qu’il s’agissait d’un simple un petit dépôt de matériels et de substrats alluvionnaires (à cause de la présence de fer notamment).

A première vue, et cela est trompeur, on ne se doute pas qu’il y a une profonde marmite cachée ici, remplie de graviers et d’alluvions! En fait, la marmite est profonde de 50 cm au moins… La seule façon d’en voir le bout, c’est de la vider entièrement.

Ci-dessous: une vue en 3D de la marmite aurifère étudiée, ici grâce à la technique de photogrammétrie, qui procure l’intérêt d’obtenir un rendu 3D réaliste et détaillé. Comme on peut le voir, à premier abord, on pense plus à un dépôt d’alluvions et de graviers, qu’à une marmite. Celle-ci ne s’est révélée qu’en creusant les substrats. Je ne m’y attendais pas du tout!

Lien vers le modèle 3D de la marmite aurifère ici: https://p3d.in/jlybW

Lien vers la galerie de modèles 3D de Goldsnoop.com: https://p3d.in/u/goldsnoop

Au fond de la marmite étudiée, différentes couches d’argiles de différentes couleurs s’alternes, dans lesquelles j’y ai trouvé des paillettes d’or. La glaise est très collante, gluante et compacte ; elle est très difficile à briser et à désagréger, pour en récupérer les sables noirs au pan, il faut prendre son temps et être méticuleux avec ce type de substrat alluvionnaire. Ici dans cette photographie, des glaises jaunes et bleues, avec du quartz désagrégé et décomposé. En plus de l’effet venturi d’aspiration, un phénomène physique créé par la marmite elle-même, les glaises et argiles collantes et gluantes auront tendance à jouer le rôle de piège à particules d’or.

Ci-dessous: des exemples de paillettes et de grains d’or découverts dans la marmite étudiée ici en guise d’exemple. Il y a de l’or précipité, de l’or cristallisé, de l’or dendritique, de l’or boursoufflé, de l’or plié, de l’or en flaque d’eau. Des particules aux origines, histoires et provenances différentes. Certaines ont été formées in-situ dans les glaises ou substrats de la marmite, par phénomène de précipitation, pendant des dizaines ou centaines d’années. Les bactéries jouent un rôle essentiel dans la formation des particules d’or au sein des cours d’eau en général.

Voici quelques belles paillettes d’or de bonnes tailles, découvertes dans la marmite décrite ci-dessus. Elles se révèlent dans le concentré de sables noir final, très denses et lourds.
Cette petite pépite d’or a été trouvée dans une marmite à glaises, graviers et alluvions aurifères. Un magnifique spécimen! On remarque, si on observe bien en détail, la présence de traces brunes, qui sont en fait des couches fines d’oxydes de fer déposées sur l’or.

Je vous propose de consulter l’article consacré à l’étude de cette marmite décrite ci-dessus et intitulé: Une marmite à graviers et glaises aurifères dans du bedrock rocheux.

Marmites artificielles: dans des trous de forages

Le BRGM réalisant souvent des relevés d’échantillons de roches par carottages depuis les années 50’s partout en France, il arrive parfois de découvrir des trous de forages, comme on peut le voir ci-dessous.

Cela n’est pas une marmite, mais un ancien trou de forage de test géologique réalisé par des géologues (sans doute du BRGM), découvert à même le bedrock rocheux. J’en ai profité pour récupérer les graviers et les sables, et j’y ai découvert des paillettes d’or, comme expliqué dans cet article.

Lorsque je réalise des repérages de futurs sites à explorer, je recherche en priorité les affleurements de bedrocks rocheux et surtout, des endroits où il y a des marmites de différentes tailles.

Certaines rivières ont peu de marmites, et d’autres peuvent en avoir beaucoup, cela dépend de la géologie de la localité étudiée, et de la configuration des lieux.

Chercher de l’or dans les trous naturels ou artificiels dans le bedrock, dans les rivières aurifères, c’est a garantie de trouver de l’or à coup sûr!

Des trous dans du bedrock schisteux (ici ardoises) ont été vidés de leur contenu, puis les graviers et alluvions ont été lavé au pan. Dans ce cas précis, ce sont des trous de forages géologique, réalisés il y a des années de cela, par des géologues. Ils agissent comme des marmites naturelles. Tous les trous plus ou moins profonds sur de la roche mère sont d’excellents pièges à or et ils concentrent en général les métaux et les sables noirs.

Je vous invite à lire un article que j’ai publié en 2019 intitulé: De l’or alluvionnaire dans des petites marmites de bedrock ardoisier, dans lequel je présente les résultats d’une de mes recherches dans des anciens trous de forages de roche mère (l’exemple présenté ci-dessus).

Il est toujours très attrayant de chercher dans les trous et les marmites dans le bedrock, à sec ou immergé, car on peut faire des belles découvertes: gros grains, or gros, pépites, pièces, bijoux anciens en or, artefacts ou objets insolites.

Pour ma part, je préfère opérer en dehors du niveau du cours d’eau.

La seule difficulté est d’en trouver des facilement accessibles! Il faut bien ouvrir l’oeil.

Marmites bizarres et étranges: avec un tronc d’arbre

Voici maintenant un exemple particulier, que je n’avais jamais vu auparavant: une marmite avec un vieux tronc d’arbre mort coupé en son sein.

Les graviers, sables et alluvions aurifères contiennent dans ce cas des paillettes et des grains d’or ; la configuration fait qu’il s’agit ici d’un excellent piège à particules d’or.

Certaines marmites sont originales! Voici un exemple de marmite avec les vestiges d’un ancien tronc d’arbre, creusé dans un bedrock rocheux. Un excellent piège à paillette d’or, avec un beau gravier! Le lavage au pan de ce gravier révèlera la présence de paillettes d’or.

Ci-dessous: une modélisation 3D de la marmite avec les vestiges d’un ancien troc d’arbre. Ici la vue en 3D a été réalisée avec un procédé de photogrammétrie 3D, à partir de prises de vues photographiques et d’un bon logiciel de calcul prévu à cet effet.

Lien direct vers le modèle 3D ici: https://p3d.in/vybXu

Lien vers la galerie 3D de Goldsnoop.com: https://p3d.in/u/goldsnoop

Ci-dessous: des vues de modélisation 3D, réalisées par la technique de photogrammétrie, à partir d’un lot de plusieurs photos, sur différents angles de prises de vues. Une fois traitées, assemblées, par des calculs complexes, et grâce à des logiciels spécifiques, nous pouvons alors obtenir un modèle 3D fidèle, précis et réaliste.

Pour réaliser ce travail de modélisation 3D, j’utilise les logiciels Alicevision Meshroom, Agisoft Metashape ou encore Regard3D. Mais il en existe d’autres.

J’apprécie tout particulièrement le logiciel de photogrammétrie Agisoft Metashape parce qu’il me permet d’exporter très facilement un modèle en 3D directement texturé, même si ce logiciel est une licence payante.

La génération de modèles 3D par photogrammétrie requiert une grande puissance de calcul (GPU et CPU), et aussi beaucoup de mémoire RAM ; les calculs peuvent durer parfois plusieurs jours selon la complexité du sujet et du nombre de photographies utilisées!

Notez aussi que la photogrammétrie 3D permet de couvrir des grandes surfaces de sites à cartographier ou explorer, et cette technique procure l’avantage de pouvoir visualiser et étudier un site de prospection pour éventuellement y revenir ultérieurement.

Cela fonctionne parfaitement avec un simple smartphone, un appareil photo numérique à large focale, ou bien avec un drone.

Marmites artificielles: la marmite carrée

Parfois sur certains affleurements de bedrocks horizontaux, on peut trouver des marmites carrées, qui sont en fait des trous artificiels, qui étaient jadis destinés à recevoir un poteau en bois.

Tout comme les marmites naturelles, de telles marmites sont intéressantes à étudier pour le prospecteur, car celles-ci peuvent renfermer des matériaux lourds, comme par exemple des objets en fer rouillés, des plombs, des hématites et aussi des particules d’or (grains ou paillettes).

Elles peuvent constituer d’excellents pièges à or, surtout si elles contiennent de la glaise ou des argiles gluantes et collantes.

Cele peut valoir la peine d’y effectuer quelques tests de prélèvements au pan.

Certaine marmites peuvent être artificielle, voici un bel exemple de marmite carrée, sculptée par l’homme directement sur un bedrock. Celle-ci, abandonnée depuis des décennies, était destinée à la base à recevoir un poteau en bordure de rivière, pour un usage inconnu. Il est recommandé, dans le cadre de la prospection aurifère d’y faire quelques tests de prélèvements, pour en vérifier la présence de paillettes d’or, surtout en présence d’hématites, de plombs ou d’objets en fer.

Ci-dessous: la marmite carrée contient des objets en fer rouillés et aussi des belles hématites de grandes tailles. Dans certains cas, ces éléments peuvent être des indices à ne pas négliger dans le cadre de la prospection aurifère (même si cela n’est pas forcément systématique).

Ci-dessous: une vidéo d’un test de grillage et de concassage d’hématites, puis lavage au pan des concentrés. Lien ici: https://youtu.be/23rj3JqghaY

Conclusions

Dans cet article, je vous ai montré plusieurs exemples concrets de recherches aurifères dans le bedrock: les failles et interstices, les touffes végétales, puis les trous ou marmites ;

Personnellement, pour ma part, je préfère privilégier les recherches dans les marmites, les trous, les interstices et les failles dans le bedrock, cela est bien plus raisonnable que les touffes végétales.

En effet, travailler les touffes végétales et les moquettes de racines ou de mousses sur le bedrock présente l’inconvénient de devoir affecter la végétation, qui, dans certains cas, méritent qu’on les laisse tranquille.

C’est la raison pour laquelle je recommande des méthodes “douces” en cherchant en priorité dans les trous, les failles, les crevasses et les marmites dans le bedrock.

Lorsqu’on creuse et qu’on atteint le bedrock, dans le cadre de la prospection aurifère, par exemple dans une terrasse, ou une berge, ou une plage à galets, il est intéressant de bien récupérer les substrats d’alluvions, de sables et de graviers très proche de la roche mère, pour les laver au pan ou à la batée.

Bien souvent, lorsqu’on atteint le bedrock rocheux, sous plusieurs couches de substrats, il y a a de grande probabilité de trouver de l’or, surtout dans un environnement fluvial.

A vous maintenant de chercher!

⚠ Mais attention! N’oubliez pas les règles de bons usages, comme reboucher vos trous, remettre les sites de prospection en état, ne laisser aucune trace de votre passage, c’est la base de toute prospection! Soyez responsables si vous voulez que ce loisir perdure!

Ci-dessous: des exemples de concentrés de sables noirs, et aurifères, une fois les alluvions et graviers lavés, dans un contexte de prospection dans un bedrock rocheux. Obtenir ce type de résultat est en général un très bon signe pour un prospecteur. Je récupère et conserve toujours les concentrés de sables noirs, pour pouvoir les ausculter, parfois plusieurs mois après la prise de l’échantillon. Souvent, pendant l’hiver, je les observe bien, en prenant le temps.

Références

Livres

Géologie:

  • Il y a cet excellent guide intitulé Quelle est cette roche?, qui permet d’identifier 150 roches et minéraux différents, un livre poche très illustré, écrit par Tom Jackson, des éditions Larousse, disponible sur le site web de la Fnac, et à mettre dans votre sac à dos pendant vos explorations: https://livre.fnac.com/a7891570/Tom-Jackson-Quelle-est-cette-roche

Orpaillage:

Vidéos
Prospection aurifère sur du bedrock ardoisier, en bordure d’une rivière ariégeoise
Les fouilles arrivent!

NB. Pour des raisons évidentes de préservation des lieux sauvages et des biotopes, je ne divulguerai pas les localisations précises de mes recherches. Car je tiens à conserver en l’état et à l’abris des curieux, des touristes, des fâcheux, de vénaux ou des mercantiles ces endroits magnifiques et magiques.

Si vous orpaillez, rebouchez vos trous! Ne laissez aucune trace de votre passageRespectez la nature.Orpaillez de manière responsable.

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