Lavage au sluice des sables d’un gîte détritique en Ariège

ATTENTION! AVERTISSEMENT!

  • Les frayères sont des endroits sensibles, nécessaires pour la reproduction des poissons,
  • Vous NE DEVEZ SURTOUT PAS prospecter dans les frayères pendant les périodes de reproduction des poissons (préservation des truites…),
  • Aussi, il faut PRESERVER les frayères, et surtout bien REBOUCHER VOS TROUS, et NE PAS transformer ces endroits en chantier de Verdun,
  • Les frayères ne sont pas les endroits les plus intéressants à prospecter,
  • Avant d’utiliser une rampe de lavage, il faut impérativement réaliser des TESTS D’ECHANTILLONNAGES, cela évite de creuser n’importe où et de détruire les frayères,
  • Ne laissez aucune trace de votre passage, soyez délicats et respectez les frayères, si vous pouvez éviter d’y prospecter, faites le, il y a d’autres endroits plus intéressants (marmites, riffles, bedrock).
  • Prenez soins des frayères, toujours, et en toutes circonstances! Ce sont des endroits essentiels au développement des poissons, de la faune et de la flore, des habitants des rivières aussi bien gros que microscopiques.
  • Si vous voulez que l’orpaillage de loisir persiste, respectez ces règles, et ne soyez pas laxistes, ni irrespectueux envers la nature, vous n’êtes que des invités de ces lieux.
  • Certains abrutis et imbéciles ambitieux, croyant réaliser des profits détruisent des frayères, à bon entendeurs!
  • Prospectez de manière responsable, ne faites pas les gros bourrins!

Les rivières des Pyrénées, notamment celles du Couserans, en Ariège, sont composées de nombreuses plages à galets roulés, et de terrasses à graviers.

Je connais petite une plage détritique typique alluvionnaire, où j’ai l’habitude d’y trainer depuis ma tendre enfance, un endroit qui m’est cher et auquel je tiens.

Ayant réalisé quelques recherches préalablement en ce coin, au pan, pour valider la présence de paillettes d’or, j’ai souhaité faire mes premiers essais en rampe de lavage, tout simplement, en concret, car même si sur le papier, les tutos, les vidéos, cela parait évident et simple, en pratique, c’est une autre paire de manches, et de nombreux essais et tâtonnements s’imposent.

Sommaire:

Date de publication: 26 juillet 2019

Auteur: Vivien Laïlle – vivien.laille@gmail.com

Mots clefs: Ariège, Couserans, galets, gisement aurifère, gisement détritique, gisements détritiques, goldhog, mini sluice, orpaillage, placier, placier alluvionnaire, Placier aurifère, plage, prospection aurifère, Pyrénées, rampe, rampe de lavage, rivières, sluice, tapis, vortex mat

Introduction

Ayant trouvé, par des tests successifs de prélèvements au pan, une plage intéressante et prometteuse, il devenait nécessaire de me mettre à l’épreuve des rampes de lavage, pour passer à une étape supérieure au niveau technique, et apprendre des nouvelles pratiques.

Pour les rampes, je me suis fixé plusieurs objectifs ces derniers temps:

  • Réussir à laver du sable tout venant tamisé et classé correctement,
  • Réussir à affiner et épurer les concentré de sables noirs, toujours plus efficacement,
  • Tester différents types de tapis, pour comprendre les différences et les variantes.

Je sais qu’il y a de l’or dans cette rivière, donc c’est l’occasion et le prétexte idéal pour réaliser mes premiers essais en rampes de lavage.

Je ne veux pas prouver qu’il y ai de l’or dans la plage à galet puisque je sais qu’il y en a, je veux simplement affiner mes méthodes et ma technique avec ma rampe.

C’est un très bon cas d’école, une expérience technique essentiellement.

Ce n’est pas parce que j’utilise une rampe que je récolterais plus d’or, il faut déjà à la base, que mon sable en contienne et avoir des prélèvements suffisamment acceptables pour justifier l’utilisation d’une rampe.

Nous verrons que les paillettes d’or mises en évidence sont de formes et de couleurs très riches et variées.

Spécimens trouvés

Un large éventail de types de paillettes d’or ont été trouvées, de formes et de couleurs différentes: or gris et or jaune ; une belle démonstration des diversités des formes de l’or dans la nature.

De l’or typique détritique du Couserans: des petits grains très fins jaunes, et des grains gris d’électrum. La plus grande partie des grains d’or se forment dans les alluvions, par agglomération, accumulation et précipitation. Ceux-ci, dans ce cas précis, sont formés par l’agglomération de l’or (sous la forme d’ions d’or) en fines particules contenues dans les complexes de sulfures décomposés et modifiés (complexes THIO). L’or dans ce cas, dit-on, est formé en place. Ces grains se forment à cause de modifications physico-chimiques dans l’eau de la rivière, notamment le pH et l’EC (électro-conductivité).

La présence d’or gris, alliage d’or et d’argent naturel (électrum), confirment que de l’or a été transporté depuis d’anciennes mines et gisements de galène argentifère ou de blende (sulfures). Ces paillettes sont destinées à grandir et grossir, pendant des millénaires, grâce à la chimie opérée dans l’eau.

L’or a l’état colloïdal est libéré de ses roches et gisements (oxydo/réduction, weathering, érosion, pluie, vent, gel,…), puis transporté, dissous, migré ailleurs, dans la rivière plus en aval, il s’accumule dans les placiers détritiques de graviers et de galets qui jouent le rôle de concentrateur, où les conditions sont bonnes pour faire cristaliser/précipiter l’or.

En outre, je souhaite souligner un point important je pense, c’est la présence de forêts, de mousses, de plantes, de végétations, de racines, des champignons, des lichen, dans cette région, qui en font un milieu humide et très humique ; dont la décomposition des complexes organiques créent des réactions chimiques entrainant la précipitation de l’or en place, au delà des réactions d’oxydo/réduction/précipitation qui peuvent avoir lieux dans la rivière. Ces milieux sont très riches en bactéries particulières qui sont des usines biologiques dont les déchets produisent des molécules d’or.

Cependant, dans le lot, il y a probablement quelques paillettes en grains, qui proviennent de filons primaires anciens quartzeux et hydrothermaux anciens, en provenance des sources en amont en altitude.

J’ai évoqué plus haut la dégradation des sulfures (complexes THIO), mais il y a aussi les complexes issus de la dégradation du fer (HYDROXYDES, SULFATES), du manganèse, du cuivre. Il y a en effet des gisements de fer et de cuivre dans le coin. Les sulfates de fer sont par exemple de très puissants catalyseurs pour la précipitation de l’or dans la nature, mais il en existe d’autres.

Il est difficile d’en avoir la certitude, car il n’y aurait pas ou peu de gisements de ce type en Ariège selon certains, cette idée est discutable je pense et demande de plus amples recherches.

Aussi beaucoup de savoirs anciens ont été tout simplement perdus et oubliés, il y a peut être des anciens gisements d’or appauvris jadis exploités par les Euskes, les Celtes, les Romains?

Moi je pense aujourd’hui qu’il y a de l’or précipité et aussi de l’or fin de filon quartzeux primaires, en proportions variables, un peu des deux, parce que il y a une incroyable diversité et un grand écosystème de roches variées tout simplement.

Pour confirmer ou infirmer cela, je dois trouver des filons d’affleurements quartzeux accessibles et les explorer, je suis persuadés que certains orpailleurs en ont trouvé par le passé et même de nos jours.

Je ne crois pas en l’idée seule de la précipitation de l’or dans les rivières uniquement, trop simpliste si on considère un ensemble de systèmes complexes combinés comme l’Ariège et le Couserans.

Il ne faut pas négliger non plus le fait que nous sommes dans une zone montagneuse sismique de subduction (non volcanique), donc il y a de l’or en provenance du manteau terrestre, qui migre vers la surface (par l’hydrothermalisme via les eaux souterraines et les failles par exemple), la région est donc constamment régénérée en or par les profondeurs de la Terre.

Zone de prospection

Pour cette étude, j’ai pris soin d’aller prélever au bout de la trainée de la plage, en amont, en début de la plage, dans la pointe.

La rivière charrie divers galets roulés de diamètre inférieur à 40 cm, en provenance d’affluants en amont, composés par des conglomérats, des grès, des quartz, des calcaires, des amphiboles, des marbres, des schistes noirs.

La plage est aussi composée de quelques végétaux et herbes hautes, assez éparpillées.

Une petite plage alluvionnaire à galets roulés typique et sympathique, posée en fait sur un bedrock de schistes ardoisier, situé à 1 m à plusieurs mètres de profondeur. La pointe au bout de la plage est un endroit ou le bedrock est le plus élevé, mais je n’ai pas pu l’atteindre. En effet, j’ai récupéré le contenu d’un sceau entier tamisé fin, et rebouché le trou avec le plus gros restant. En tout j’ai creusé environ 75 cm de profondeur.

Matériel utilisé

Pour cette étude, j’ai utilisé les outils à ma disposition suivants:

  • 1 sceau propre et lavé,
  • 1 cuillère à soupe,
  • 1 tamis fin (chinois),
  • 1 marteau de géologue,
  • 1 niveau à bulle (ça aide!)
  • 1 grande rampe de lavage Keene A52,
  • Tuyau,
  • 1 grande bassine,
  • 1 pipette,
  • 1 mini pan propre et lavé,
  • 1 flacon,
  • 1 tréteau,
  • 2 parpaings,
  • 1 microscope binoculaire.
Sluice Keene, grande taille, modèle A52, de la société Keene Engineering, a servi de base à la rampe, j’ai par contre viré la moquette verte, pour utiliser d’autres tapis passifs. Crédit photo: Keene.
Pour les tapis passifs, j’ai utilisé le Vortex Mat sur 2/3 inférieur de la rampe (le tapis bleu à droite), et du tapis U mat (le tapis vert à gauche) sur la partie 1/3 supérieur.
Pourquoi? Parce le cas du sable prélevé en rivière est très fin, le sable noir aussi, et les paillettes sont des particules très fines (farines, mini grains, mini paillettes < 3 mm parfois microscopiques). Ayant testé et comparé avec le tapis de moquette verte du fabriquant, je récolte plus de sables métalliques et de matériaux lourds pendant le nettoyage. Le U mat surtout, avec ses larges rampes laisse bien circuler le léger et se rempli de noir et de brun (et d’or si il y en a).

Le grand sluice que j’utilise est une Keene modèle grand format classique type A52, composé de 1/3 de U mat et 2/3 de Vortex Mat, de la grille et des étaux ; ayant testé la moquette verte du fabriquant, je trouve les 2 tapis précédents mieux adaptés à la finesse du sable et des paillettes d’or en farines.

Je ne tiens pas particulièrement à promouvoir ses marques particulièrement, je les ai adoptées après plusieurs tests et essais, je dois tester le Miner Moss aussi.

Vous pouvez aussi fabriquer vos propres modèles de tapis vous-même, en trouver aussi dans des boutiques d’accessoires automobiles ou dans les magasins de bricolage et supermarchés.

J’utilise des plutôt des tapis actifs en caoutchouc Goldhog (riffles) avec mon mini sluice en rivière, car facile à nettoyer, léger et pratique.

Vous pourrez acheter ses moquettes et rampes de prospection aurifère ici:

J’insiste sur le fait que vous devez faire vos propres tests vous même, adapter les types de tapis pour tel usage et tel sable, et de ne pas tomber amoureux des arguments commerciaux.

Ce n’est pas parce que c’est écrit qu’il faut croire, il faut tester et pratiquer se faire sa propre opinion, avec tous les outils à notre disposition, en tant que chercheurs-orpailleurs.

Aussi ce n’est pas parce qu’on utilise des rampes de lavage, qu’on récolte plus d’or, il faut qu’il y en ai déjà dans la rivière, c’est utile uniquement si cela en vaut la peine!

L’usage et l’emploi d’une rampe doit pouvoir se justifier, techniquement parlant.

On le dira jamais assez: des prélèvements et des échantillons! Avant de sortir la rampe!

Méthodologie

Après avoir choisi un emplacement précis en bout de la trainée, j’ai creusé le trou, en lavant les gros blocs dans un sceau, et en retirant les graviers et galets roulés, pour les tamiser avec un chinois fin <3 mm, afin de trier et de classer les sables.

C’est long, mais cela en vaut la peine, le sable récolté est fin et propre et sans gravier, idéal pour une utilisation à la rampe, car il ne doit pas y avoir de cailloux ou de galets qui modifieraient les propriétés laminaires du courant.

J’ai donc récupéré les sables obtenus, pour remplir un sceau entier.

Pour cet échantillon, j’ai fait en sorte de me rapprocher du bedrock en creusant, sans toutefois pouvoir l’atteindre (à 50 cm près).

Une fois l’opération réalisée, ne pouvant transporter qu’un seul sceau, j’ai rebouché le trou avec les restes tamisés et les galets retirés préalablement, cette étape est essentielle et obligatoire pour un bon orpailleur respectueux de son environnement.

Je n’ai pas pu atteindre mon objectif d’atteindre le bedrock, la prochaine fois peut-être?

J’ai lavé les sables du sceau dans ce sluice, avec une cuillère, pas trop vite, pour ne pas le saturer, pour en récupérer les concentrés de sables noirs à la pipette, que j’ai isolé dans un flacon propre.

Pour travailler ce sable, j’ai déployé ma rampe de lavage dans la rivière, en disposant des galets en V pour pouvoir mieux maitriser le débit et l’écoulement, le but étant d’obtenir un courant le plus laminaire possible.

J’ai veillé à bien caler et à bien alourdir la rampe avec des gros galets.

Dit ainsi cela parait simple, mais il faut bien observer les remous, bulles, et autres phénomènes susceptibles de créer des variations brutales faisant perdre des paillettes d’or: le courant doit être fluide et puissant.

Je réalise des tests et échantillons à la rivière au pan, et lorsqu’un endroit est plutôt interessant, j’apporte la rampe ou le sluice de lavage à la rivière sur le site de prospection.

Parfait ou pas, il faut bien se lancer, et faire des essais. Sans nul doute, mon montage n’est pas parfait, certains diront, j’en suis sur, mais à force de réglages et de tests, de tâtonnements, je pense pouvoir trouver la bonne pente et le bon débit.

Et puis l’important, c’est que le système récupère de l’or.

Pour moi l’objectif, c’est de faire en sorte que la rampe perde le moins d’or possible lors de chaque lavage ; en fait, j’ai placé un petit récipient en bas de la rampe, afin de récupérer les éventuelles paillettes perdues du sluice, dont le contenu est lavé au pan.

Cela me permet ainsi d’affiner mes réglages de débit et de pente, et de voir si j’ai beaucoup de pertes ou pas.

J’ai encore beaucoup de tests à réaliser, avec différents types de tapis et de moquettes, pour apprendre à les adapter et les utiliser en fonction de tel ou tel type de sables ou de concentrés ; en effet les rivières sont souvent très différentes les unes des autres au niveau des caractéristiques de leurs alluvions.

Résultats

Je n’ai pas été déçu, pour une première fois, j’ai récupéré quelques paillettes fines, mais le principal intérêt est leurs variétés de formes et de couleurs.

Dans les concentrés, j’ai trouvé des paillettes d’or jaune et gris (alliage d’argent).

En tout, j’ai réussi à trouver 21 paillettes d’or individuelles, dont quelques unes dans la bac de récupération en bas de la rampe.

Une belle photo de famille, avec des paillettes d’or jaune et gris (électrum). Photo prise au microscope binoculaire.
2 beaux grains d’or alluvionnaires détritique. Le plus gros mesure 1 mm environ.
Une autre photo de famille, d’autres grains d’or fin de dimensions < 1 mm.
Exemple de grain d’or fin boursouflé, très petit, mais existant.
D’autres paillettes d’or révélées dans le concentré du sluice après lavage du sable.

Conclusions

En fait, je suis plutôt satisfait, pour des premiers tests de rampe, car j’ai réussi à récupérer quelques paillettes d’or sans trop de pertes, après plusieurs vérifications et essais.

Au départ, mes réglages de débits d’eau étaient beaucoup trop faibles, pas assez puissant, je n’obtenais pas de courant liminaire suffisant, trop de variations, c’est la modification de la pente et de l’entonnoir qui a été la solution.

Aussi vérifier le bac résiduel en bas de la rampe avec un lavage au pan classique, après chaque lavage au sluice est capital, pour avoir la certitude de ne pas perdre d’or depuis la rampe, et affiner ses réglages.

Donc en ce qui me concerne, la rampe n’est utile que si les échantillons prélevés pendant les phases de repérages sont quantitativement significatifs.

Références

Je dois compléter les références avec des vidéos complémentaires: c’est en cours.

Thèses

Livres

Orpaillage et géologie:

  • A. Lacomme, Étude minéralogique des dépôts aurifères, de l’Ariège au Salat, dont le résumé est ici et sur WorldCat.
  • Le livre sur l’orpaillage de P. Proust, datant de 1920, intitulé Prospection, gisements, extraction de l’or, des éditions Gauthier-Villars et Cie. Livre disponible ici.
  • Le livre français édité par le BRGM et écrit par Christian Guiollard, et intitulé le Guide pratique du chercheur d’or en France, cet ouvrage est une référence. Il y a un large chapitre de cours sur l’or alluvionnaire. Je vous recommande tous les livres de cet auteur qui est aussi historien des mines d’or française. Livre disponible à l’achat sur le site de la Fnac.

Histoire & archéologie (Ariège):

  • Premier mémoire sur l’or retiré de l’Ariège, de DIETRICH (DE) Baron, des éditions Lacour Rediviva. Disponible ici.
  • Au Pays des Hommes et du Fer, le livre intitulé Richesses et exploitations minières en Ariège, Tome 1 et Tome 2, du géologue Henri Tabarant. Il sont devenus introuvables.
  • Etudes historiques sur l’ancien pays de Foix et le Couserans, de Adolphe Garrigou, 1856, des éditions Lacour Rediviva. Disponible ici.
  • Etudes historiques sur l’ancien pays de Foix et le Couserans limites de l’ancienne Aquitaine et de la Province Romaine du temps de Jules César, de Adolphe Garrigou, 1856, des éditions Lacour Rediviva. Disponible ici.
  • Vallées ariégeoises avant l’invasion romaine, de Adolphe Garrigou, 1856, des éditions Lacour Rediviva. Disponible ici.
  • Le gisement et le traitement direct des minerais de fer dans les Pyrénées & l’Ariège (Ed 1843), Hachette Livre, BNF, de Jules François.

Web

* Il y a de l’or ici?

NB. Pour des raisons évidentes de préservation des lieux sauvages et des biotopes, je ne divulguerai pas les localisations précises de mes recherches. Car je tiens à conserver en l’état et à l’abris des curieux, des touristes, des fâcheux, de vénaux ou des mercantiles ces endroits magnifiques et magiques.

Si vous orpaillez, rebouchez vos trous! Ne laissez aucune trace visible de votre passage!

Copyright Vivien Laïlle, Copyright Goldsnoop.com, août 2019, droits réservés.

(Visited 1 142 times, 1 visits today)